lundi 4 août 2025

🔴Nenel Cassy présenté par Allo La Police comme complice des gangs

Le dimanche 3 août 2025, l’ancien sénateur Nenel Cassy, proche du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a été présenté par la Police Nationale d’Haïti à travers sa cellule de communication Allo La Police. Il est accusé de complicité avec des groupes armés impliqués dans des actes de violence et de terreur dans plusieurs zones du pays.

Dans la vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux et relayée par Voa Lakay, on voit l’ex-parlementaire menotté, escorté par des agents de la DCPJ. Cette arrestation marque un tournant dans les efforts de la PNH pour démontrer que nul n’est au-dessus de la loi, y compris ceux qui évoluent dans l'entourage immédiat du pouvoir.

La nouvelle a créé un choc politique, d’autant plus que Nenel Cassy n’est pas un opposant, mais un allié du pouvoir en place. Sa proximité avec le Premier ministre soulève de sérieuses interrogations sur l’ampleur de l’infiltration des gangs au sein même de l’appareil d’État.

Selon la PNH, cette présentation publique vise à renforcer la transparence et la crédibilité des opérations anti-gang. Toutefois, certains dénoncent une stratégie médiatique qui cherche à calmer l’opinion publique plus qu’à garantir une justice impartiale.

Du côté de ses partisans, l’indignation est palpable. Plusieurs soutiennent que Nenel Cassy est victime d’un règlement de comptes interne à la coalition au pouvoir, dans un contexte où les tensions politiques deviennent de plus en plus visibles.

Dans tous les cas, l’arrestation de ce proche du pouvoir met en lumière l’étendue des complicités entre certains responsables politiques et les gangs armés, et soulève de sérieuses inquiétudes quant à la capacité de l’État à se nettoyer de l’intérieur.

Alain Pierre Michel

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dimanche 3 août 2025

🔴 Rudy Sanon ne fait pas du journalisme. Et vous, vous faites quoi au juste ?

On entend souvent certains journalistes « établis » balayer d’un revers de main le travail de Rudy Sanon. Selon eux, il ne ferait pas du vrai journalisme. Trop direct, trop populaire, trop connecté au langage du peuple. Mais à force de vouloir le discréditer, ils révèlent surtout une chose : leur propre peur de perdre un monopole.

Ces mêmes critiques viennent de journalistes qu’on qualifie de seniors, de chevronnés, de formés. Pourtant, lorsqu’on analyse leur production, on y voit peu d’investigation, peu de prise de risques, peu d’éthique. Beaucoup se contentent de lire des communiqués, de réciter des éléments de langage, de se fondre dans le politiquement correct dicté par les pouvoirs en place.

Rudy Sanon, lui, parle fort, parle vrai, et parfois même trop pour ceux qui vivent dans le confort de la compromission. Il ne prétend pas être académique, il prétend être utile. Et il l’est. Ses plateformes sont suivies, ses émissions relayées, et ses mots trouvent un écho là où la presse traditionnelle a perdu la voix.

Le problème, ce n’est pas que Rudy Sanon ne fait pas du journalisme. Le vrai problème, c’est que certains journalistes accrédités ne font plus de presse. Ils font du bavardage bien habillé, de l’animation fade, du remplissage subventionné. Ils ne dérangent plus personne, ne défient plus aucun pouvoir.

Alors, à force de répéter que Rudy Sanon n’est pas un journaliste, ils oublient peut-être que la presse ne se résume pas à un diplôme, mais à une fonction : informer, dénoncer, éveiller. Et là-dessus, il est bien plus présent que nombre d’entre vous dans les salles de rédaction climatisées.

En fin de compte, ce n’est pas Rudy Sanon qui trahit la presse. C’est vous, avec vos cartes de presse dorées, vos silences complices, vos alliances politiques. Lui, au moins, assume son camp : celui du peuple.

Jamesley Rolls-Ainé 

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samedi 2 août 2025

🔴 Nenel Cassy arrêté : la chute d’un ancien sénateur

L’ex-sénateur haïtien Nenel Cassy a été arrêté ce samedi par la Police Nationale d’Haïti (PNH), après plusieurs mois de cavale. Il était activement recherché par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) pour ses liens présumés avec des groupes armés.

Selon des sources policières, l’ancien parlementaire serait impliqué dans le financement de gangs et dans des activités visant à déstabiliser la commune de Kenscoff, théâtre de violents affrontements ayant coûté la vie à plusieurs civils et membres des forces de l’ordre.

Les accusations sont lourdes : complot contre la sûreté de l’État, association de malfaiteurs, complicité de meurtres, et soutien logistique à des structures criminelles. Autant de faits que Cassy rejette catégoriquement, criant au complot politique.

Mais cette arrestation n’est pas un cas isolé. En 2023, les États-Unis et le Canada avaient déjà sanctionné Nenel Cassy pour corruption et complicité dans la dégradation institutionnelle d’Haïti. Ses avoirs avaient été gelés et il était interdit de séjour sur leurs territoires.

Ce rebondissement illustre une volonté nouvelle de traquer les figures politiques accusées de collusion avec les gangs. Une dynamique rare dans un pays où l’impunité a souvent protégé les puissants.

Reste à savoir si cette affaire marquera un tournant dans la lutte contre les alliances politico-criminelles, ou si elle se perdra dans les labyrinthes judiciaires haïtiens. Le peuple, lui, attend des actes, pas des symboles.

Eric CADET 

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🔴Je crois en Rudy SANON

 

Je crois en Rudy Sanon, ce journaliste en ligne qui fait trembler jusqu’aux murs pourris de la presse haïtienne, surtout ces journalistes sortis des quartiers populaires, devenus millionnaires en un clin d’œil, sans jamais pouvoir expliquer la magie de leur ascension. Il est le père fondateur de Team Rudy Officiel et l'animateur vedette de l’émission «Se sa nou vle». Je crois en lui comme j’ai cru au Rudy Sanon de l’époque Sportis Ibo, l’émission sportive la plus écoutée du pays. Et chaque fois qu’il annonçait son départ de Radio Ibo, une clameur populaire s’élevait contre le directeur de la station, devenu subitement l’homme à abattre.

Rudy Sanon a conquis sa puissance dans la jungle médiatique haïtienne par la force de la rupture. Sa révocation de Radio Ibo, exigée par les chiens de garde du pouvoir d’Ariel Henry, a été provoquée par ses propos crus, ses dénonciations sans filtre, et sa guerre ouverte contre la corruption — ce poison qu’il décrit avec justesse comme le carburant du système. Ironie du sort : cette tentative d’étouffement a enfanté un empire. Team Rudy Officiel est né de cette gifle, et il est devenu un média que même les puissants ne peuvent plus ignorer.

Non, Rudy Sanon n’a pas passé dix ans à la Faculté des Sciences Humaines pour apprendre à parler creux devant une caméra. Il ne possède pas de parchemins dorés pour faire illusion dans les salons bourgeois de Pétion-Ville. Mais il a mieux : l’honneur, la dignité, le feu sacré du peuple et une loyauté sans concession envers Haïti. Et ça, aucun diplôme ne peut l’enseigner. Ses mots tranchent parce qu’ils viennent du ventre, de la rue, de la colère collective trop longtemps contenue.

C’est un homme vertical, au milieu d’une société à genoux. Il refuse de ramper, de négocier son silence ou de flatter les puissants. Il vit debout, parle vrai, et ça dérange. Aujourd’hui, les journalistes véreux, bien gras et bien installés dans leurs privilèges, tremblent dès qu’il ouvre la bouche. Il les met à nu, les expose, les juge, comme on attend que Jésus vienne juger les vivants et les morts. Eux savent qu’ils seront dans le camp des damnés.

Car faire tomber les journalistes mendiants, magouilleurs et corrompus, c’est comme frapper au cœur la classe politique haïtienne. Ce sont des jumeaux siamois, des associés en business de misère. Rudy Sanon a compris cette alliance infâme, et il travaille à les faire tomber ensemble. Sa lutte contre la presse prostituée est une guerre contre le système tout entier. Et cette guerre, il la mène avec courage, sans se cacher.

Longue vie à Rudy Sanon. C’est tout ce que nous lui souhaitons. Que sa voix continue d’irriter, de scandaliser et de réveiller, parce que c’est peut-être l’un des seuls à oser dire tout haut ce que tout un peuple pense tout bas.

Patrick Pierre-Louis


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vendredi 1 août 2025

🔴 Donald Trump rejette la classe politique haïtienne, tout comme Rudy Sanon dynamite la presse traditionnelle

Il existe un parallèle aussi inattendu que révélateur entre le discours brutal de Donald Trump et la colère populaire qui gronde en Haïti. Fidèle à son style provocateur, Trump n’a jamais caché son mépris pour la classe politique haïtienne, qu’il considère comme corrompue, inutile et parasitaire. Dans un autre registre mais avec une violence verbale similaire, Rudy Sanon accuse frontalement la presse traditionnelle d’être vendue, pourrie et complice du naufrage national.

Dans les deux cas, il ne s’agit pas de simples critiques, mais d’attaques frontales contre des institutions autrefois respectées. Trump méprise les dirigeants haïtiens, qu’il voit comme des voyous en costume-cravate, pillant les ressources, piétinant leur propre peuple, pour ensuite venir chercher refuge chez lui aux États-Unis. Rudy Sanon, lui, ne mâche pas ses mots : il accuse les journalistes de s’enrichir illicitement, les traite de valets du pouvoir, de mercenaires de l’information et de courtiers du mensonge.

Ce double rejet — de la politique et de la presse — révèle une rupture brutale avec le système établi. Pour Trump comme pour Sanon, il n’y a rien à réformer : il faut effacer, renverser, purger. Car à leurs yeux, les élites ne sont pas seulement incompétentes : elles sont toxiques, nuisibles, incurables. Et cette radicalité séduit une population lassée des discours creux, des fausses promesses et des compromissions.

Mais rejeter ne suffit pas. Ni Trump ni Sanon ne proposent d’alternative claire. Trump claque la porte à Haïti sans offrir la moindre perspective. Rudy Sanon, malgré ses dénonciations justifiées, reste flou sur les solutions. Ce vide, laissé béant, devient un terrain fertile pour le désordre, la manipulation, voire l’aventurisme.

La presse haïtienne est aujourd’hui au banc des accusés. Rudy Sanon l’accuse d’avoir trahi sa mission, d’avoir troqué la vérité contre des enveloppes, de s’être transformée en bras armé des mafias politiques et économiques. Selon lui, elle n’informe plus, elle intoxique. Elle ne questionne plus, elle protège. Elle ne dénonce plus, elle négocie.

Et c’est dans ce climat de désillusion totale que le peuple cherche une voix, une direction. Trump rejette. Sanon accuse. La rue écoute. Mais si derrière les cris, il n’y a ni projet ni vision, alors c’est le gouffre qui s’ouvrira. Car aucune colère, aussi légitime soit-elle, ne remplace l’urgence de construire.

Alain Georges Auguste

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🔴La réussite de l’Haïtien se résume à s’installer ailleurs

En Haïti, la réussite ne se mesure plus à l’impact qu’on a dans sa communauté, mais à la capacité de s’exiler. Le rêve national est devenu une obsession collective : obtenir un visa pour l’Amérique ou l’Europe. On ne valorise plus l’entrepreneuriat local, l’innovation, ni même la solidarité ; ce qui compte, c’est "s’en aller". Partir devient un rite de passage, un symbole de courage et d’intelligence, pendant que rester est vu comme une faiblesse ou un échec.

Le pauvre haïtien, souvent analphabète et sans ressources, passe sa vie à nourrir l’illusion d’un départ. Il vend tout ce qu’il possède, marche des kilomètres, traverse des forêts, des rivières, des déserts, prend la mer, affronte les cartels et les gardes-frontières. Une fois arrivé en terre occidentale, dès qu’il touche quelques billets, il se proclame "réussi". Il se croit supérieur, oublie son passé, et méprise ceux qui n’ont pas eu le "courage" de tout risquer comme lui.

La classe moyenne, pourtant formée, éduquée, qualifiée, n’échappe pas à ce fantasme. Son unique obsession : quitter le pays légalement. Elle dépense des fortunes en demandes de visa, sacrifie ses économies pour rejoindre les bas-fonds de sociétés étrangères où elle acceptera toutes sortes d’humiliations. Ironie du sort, cette même classe moyenne, une fois installée dans l’ombre de la société d’accueil, se donne des airs d’expert en immigration et distribue les leçons de vie à ceux qui sont restés.

La bourgeoisie haïtienne, composée majoritairement de Mulâtres et d’Arabes, joue dans une autre catégorie : celle des privilégiés avec passeports étrangers. Avant même de créer une entreprise, elle s’assure d’avoir la nationalité américaine, canadienne ou française. Elle n’investit jamais dans la santé, l’éducation ou l’agriculture. Elle importe tout, y compris les armes, et alimente une économie de mort qui étrangle la population. Elle se croit à l’abri, protégée par ses papiers étrangers, jusqu’à ce qu’un président raciste lui rappelle qu’elle ne sera jamais chez elle ailleurs non plus.

Les politiciens, quant à eux, ne sont que des marchands de chaos. Leur mission est simple : voler l’État, envoyer leur famille à l’étranger et protéger leurs avoirs à l’abri en Floride, à Montréal ou à Paris. Le service public ne les intéresse pas, seule leur sécurité personnelle compte. Ils obéissent servilement aux puissances étrangères, même quand celles-ci ne leur demandent rien, et finissent par être humiliés en public par des dirigeants qui les considèrent comme des parasites.

Ainsi va Haïti, un pays abandonné par ses élites, méprisé par ses enfants, où la réussite est désormais synonyme de départ. Personne ne veut y vivre, encore moins y mourir. Et pourtant, c’est ici que tout pourrait recommencer — à condition d’avoir le courage de rester et de bâtir.

Adrien Jean-François

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🔴 Haïti est le seul pays où des ambassadeurs ont plus de pouvoirs que le président de la République

Après plusieurs mois de silence relatif, le Core Group revient officiellement sur le devant de la scène politique haïtienne. Ce regroupement informel, composé des représentants des États-Unis, du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Union européenne, du Brésil, de l’Espagne, de l’OEA et des Nations Unies, a tenu une réunion cette semaine, sous le leadership de l’Organisation des États Américains (OEA), afin de relancer ses activités en Haïti.

À cette occasion, une feuille de route a été présentée, articulée autour de quatre axes principaux : sécurité, processus électoral, consensus politique et réponse humanitaire. Selon les informations rapportées par Radio Télé Métronome, cette nouvelle stratégie viserait à stabiliser le pays, en proie à une crise prolongée depuis plusieurs années. Ainsi, pour sa mise en œuvre, un budget estimé à 1,3 milliard de gourdes – soit environ 9 millions de dollars américains – serait nécessaire.

Plus précisément, le détail du budget révèle la répartition suivante : 104,1 millions de gourdes seraient alloués au processus électoral, 96 millions à la sécurité, 908 millions à la réponse humanitaire et 5,1 millions pour l’établissement d’un consensus politique. Pour l’OEA, cette initiative a pour objectif de répondre à la crise politique et sécuritaire, laquelle s’est aggravée après l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021. Toutefois, cette démarche ne fait pas l’unanimité : plusieurs observateurs y voient une nouvelle manifestation d’ingérence étrangère dans les affaires internes haïtiennes.

En effet, il convient de rappeler que le Core Group avait déjà joué un rôle central dans les élections de 2011 et de 2016, qui avaient conduit respectivement Michel Martelly et Jovenel Moïse à la présidence. Or, ces deux mandats ont été marqués par une gouvernance instable, une montée inquiétante des gangs armés, la détérioration des institutions républicaines et une perte massive de confiance dans le processus démocratique. Par conséquent, pour une partie de l’opinion publique, ce retour du Core Group pourrait signifier la perpétuation d’un modèle ayant contribué à la crise actuelle.

Par ailleurs, selon les mêmes sources, le Kenya – initialement désigné pour diriger la force multinationale prévue pour intervenir en Haïti – pourrait perdre cette responsabilité. En effet, le Rwanda aurait été discrètement approché pour prendre la relève. Néanmoins, aucune décision officielle n’a encore été annoncée. Ce changement éventuel, s’il se confirme, viendrait ajouter une nouvelle zone d’ombre à un processus international déjà critiqué pour son opacité et son manque de participation des acteurs haïtiens.

En somme, alors que la population haïtienne continue de faire face à une insécurité généralisée et à un effondrement progressif de l’appareil étatique, le retour du Core Group suscite des réactions partagées. D’un côté, certains espèrent que cette intervention relancera les efforts de stabilisation ; de l’autre, beaucoup redoutent une reprise en main extérieure, perçue comme une entrave à la souveraineté nationale et à la construction d’une solution véritablement haïtienne. Une réalité s’impose alors : en Haïti, ce sont souvent les ambassadeurs qui dictent l’agenda politique, pendant que la présidence nationale peine à faire entendre sa voix.

Jamesley Rolls-Ainé 

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Alix Didier Fils-Aimé projette d'augmenter le prix du carburant : le peuple va mourir de faim

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé envisagerait une nouvelle augmentation du prix du carburant en Haïti. Selon le journaliste de Radi...