Le kidnapping en Haïti n’est plus l’apanage des seuls quartiers populaires. Longtemps perçus comme l’œuvre exclusive des jeunes des bidonvilles, ces crimes touchent aujourd’hui toutes les couches de la société. Même des habitants de zones autrefois considérées comme sûres, comme Vivy Mitchell, se retrouvent désormais à la tête de réseaux d’enlèvement. La criminalité ne connaît plus de barrières sociales ni géographiques, et le phénomène gagne en ampleur et en complexité.
Cette évolution a entraîné une banalisation inquiétante du kidnapping. Ce qui était autrefois un événement exceptionnel devient désormais une réalité quotidienne pour de nombreux Haïtiens. Les familles vivent dans la peur permanente, et la population commence à douter de la capacité de l’État à protéger ses citoyens.
Certains observateurs s’interrogent également sur le rôle des habitants des quartiers huppés. Il est possible que certains se soient enrichis depuis longtemps grâce au kidnapping, utilisant la violence comme un moyen de pouvoir et d’influence. L’impunité et la richesse rapide obtenues par ces actes auraient pu inspirer les jeunes des quartiers populaires, instaurant ainsi un cercle vicieux où le crime devient un modèle social.
Le proverbe « un poisson pourrit toujours par la tête » prend ici tout son sens. La diffusion de ce modèle de criminalité depuis les élites et certains habitants des quartiers huppés pourrait avoir montré la voie aux quartiers pauvres, renforçant la normalisation de l’enlèvement et l’extension du phénomène à l’ensemble du pays.
Les conséquences sont lourdes et multiples. L’économie locale est fragilisée, les investisseurs hésitent à s’implanter, et la jeunesse voit ses perspectives d’avenir gravement compromises. Le kidnapping devient un système intégré à la société, où chaque enlèvement non résolu nourrit le sentiment d’un État absent et impuissant.
Pour sortir de cette spirale, des mesures structurelles et durables sont indispensables. Rétablir l’autorité de l’État, garantir la justice et reconstruire la confiance sociale sont les conditions nécessaires pour restaurer la sécurité et la cohésion nationale.
Anderson Gandhi Paul
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