Ce 3 février, à quelques jours de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition prévue pour le 7 février 2026, Leslie Voltaire, membre dudit Conseil, a été interrogé sur une promesse centrale : la libération de Martissant, toujours sous contrôle des gangs armés. Sa réponse a surpris, choqué et, surtout, inquiété. Face à l’échec manifeste, il a déclaré qu’il n’était « pas la police », se dégageant ainsi de toute responsabilité directe.
Un tel discours n’est pas acceptable de la part d’un dirigeant d’État, encore moins d’un membre du Conseil présidentiel de transition. Certes, Leslie Voltaire n’est pas policier et ne mène pas personnellement les opérations. Mais il fait partie de l’organe suprême de l’exécutif, celui qui oriente, décide, coordonne et assume politiquement l’action de l’État. Gouverner, ce n’est pas exécuter soi-même, c’est répondre des résultats.
Cette déclaration est d’autant plus grave qu’elle contredit frontalement les engagements pris devant la population. Le Conseil présidentiel avait promis de combattre les gangs et de rétablir l’autorité de l’État sur les zones perdues, Martissant en tête. À l’approche de la fin du mandat, ce territoire stratégique reste aux mains des groupes armés, et la seule réponse proposée est un renvoi de responsabilité vers la police.
En agissant ainsi, Leslie Voltaire banalise l’échec sécuritaire et institutionnalise l’impuissance de l’État. Dire « ce n’est pas moi » quand on est au sommet du pouvoir revient à admettre que l’État ne contrôle ni son territoire, ni ses forces, ni son agenda. C’est un aveu politique lourd de conséquences, surtout dans un pays où l’insécurité structure déjà la vie quotidienne.
Un responsable politique digne de ce nom aurait reconnu les limites de l’action engagée, expliqué les obstacles rencontrés et assumé la responsabilité collective du Conseil présidentiel. La reddition de comptes est une exigence démocratique minimale, pas une option. Se défausser à la veille de la fin du mandat est un signe de faiblesse, pas de lucidité.
À quelques jours du 7 février 2026, cette sortie illustre l’échec du Conseil présidentiel de transition à incarner l’autorité de l’État et à répondre aux attentes populaires. Martissant reste occupée, les gangs restent armés, et le pouvoir, lui, se déclare désarmé. L’histoire retiendra moins les promesses que cette phrase : « je ne suis pas la police », symbole d’un État qui fuit sa propre responsabilité.
Eric CADET
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