Fondateur du média

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Jameson LEOPOLD est Travailleur social et Gestionnaire. Il a fait des études de maîtrise en Sciences du développement à la Faculté d’Ethnologie et en Conseil et expertise en action publique à l’Université Toulouse 1 Capitole. Il est reconnu comme consultant en migrations et réintégration (déportation, retour volontaire et fuite des cerveaux), en renforcement institutionnel (création d’organisations, élaboration et gestion de projets) et en évaluation de projets. Fort de trois années d’études en linguistique, il a fondé Plume Souveraine et occupe actuellement le poste de directeur de la communication au sein du parti Konbit Pou Demokrasi.

vendredi 13 février 2026

Le 14 février : et si les femmes offraient le chocolat ? 🍫💕

Le 14 février, on parle toujours de roses rouges, de déclarations enflammées et de chocolats offerts par les hommes. Mais si, cette année, on changeait la tradition ? Si, pour la Saint-Valentin, c’était à nous, les femmes, d’offrir du chocolat aux hommes ?

Après tout, l’histoire du chocolat à la Saint-Valentin vient en grande partie du Japon, où ce sont les femmes qui offrent des chocolats aux hommes le 14 février. Un mois plus tard, le 14 mars, lors du White Day, les hommes rendent la pareille. Une tradition qui montre que l’amour peut circuler dans les deux sens.

Pourquoi laisser aux hommes le monopole du geste romantique ? Eux aussi aiment recevoir. Eux aussi apprécient l’attention, la douceur, la surprise. Offrir du chocolat à un homme, ce n’est pas renverser l’ordre du monde, c’est simplement rappeler que l’amour n’est pas à sens unique.

Le chocolat, symbole de tendresse et de plaisir, n’a pas de genre. Qu’il soit noir intense, au lait fondant ou aux éclats d’amandes, il porte un message simple : “Je pense à toi.” Et parfois, ce sont les femmes qui ont envie de le dire en premier.

Dans une société où l’on parle de plus en plus d’égalité et de réciprocité, la Saint-Valentin peut devenir un moment d’équilibre. Un moment où l’initiative ne dépend ni du sexe ni des conventions, mais du cœur.

Alors oui, le 14 février, osons offrir du chocolat aux hommes. Non pas par obligation, mais par choix. Parce que l’amour, le vrai, ne se mesure pas à celui qui donne en premier, mais à la sincérité du geste.

Séphora Napoléon

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jeudi 12 février 2026

Si Dieu bénit toute l’Amérique, comme le dit Bad Bunny, pourquoi courir tous aux États-Unis ?

Certains ne jurent que par cette phrase : “God bless America”. Une déclaration qu’ils présentent comme universelle, englobant tout le continent américain. Une idée noble… sur le papier. Mais dans la vraie vie, on assiste à un spectacle pour le moins comique : ces mêmes défenseurs de la bénédiction universelle ne pensent qu’à prendre le premier avion pour les États-Unis.

Ils quittent leurs pays, abandonnent leurs familles et laissent derrière eux tout ce qui pourrait rappeler qu’ils sont déjà bénis. Si Dieu bénit leurs nations respectives, pourquoi fuir ? La logique semble soudainement disparaître au moment de remplir un formulaire de visa ou de réserver un billet d’avion.

On pourrait applaudir leur courage… si ce n’était pas un mélange de contradiction et de fuite. Crier que Dieu bénit tout le continent, puis chercher absolument à vivre dans un seul pays, c’est un peu comme dire que la pluie tombe partout… mais courir désespérément sous un seul parapluie.

Plus cocasse encore : ils n’hésitent pas à juger d’autres pays comme “moins bien”, tout en proclamant que Dieu les bénit tous. Une gymnastique mentale digne des meilleurs numéros de cirque. 

Et pourtant, il suffit de regarder autour de soi : rester, travailler, bâtir dans son propre pays, c’est aussi bénéficier de cette bénédiction divine. Pas besoin de traverser l’Atlantique pour la trouver. Mais c’est visiblement plus glamour de poster des photos sur Instagram depuis Miami ou New York.

Alors, la prochaine fois qu’on vous répète : “God bless America”, demandez‑lui avec un sourire : si Dieu bénit toute l’Amérique, pourquoi courir tous aux États-Unis ? Et observez ce petit silence gêné… avant le rire nerveux. 

Alan Broski 

Après avoir détruit le pays, Didier Fils-Aimé trouvera l’exil aux États-Unis, comme Ariel Henry

Nous sommes le 12 février 2026, et le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé dirige seul après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition le 7 février. Cette situation, si elle peut rappeler celle observée sous la présidence d’Ariel Henry, n’en reste pas moins décisive pour l’avenir du pays.

La concentration du pouvoir exécutif n’est pas nouvelle, mais les enjeux politiques, sociaux et sécuritaires actuels redéfinissent profondément la manière dont ce pouvoir doit être exercé. Chaque décision prise aujourd’hui aura un impact direct sur la stabilité et la légitimité future de l’État haïtien.

Même si Alix Didier Fils-Aimé bénéficie d’une protection américaine et a facilité de nombreux contrats aux intérêts américains — en particulier le contrat des mercenaires d’Erik Prince pour combattre les gangs en Haïti —, il ne peut se limiter à cette alliance extérieure. La sécurité nationale et la gouvernance dépendent aussi de son rapport avec les acteurs internes.

Diriger seul ne signifie pas gouverner isolé. L’expérience récente a montré que l’autorité concentrée sans ouverture structurée se fragilise rapidement face à la contestation et à la méfiance populaire. Le pouvoir seul ne suffit pas ; il doit être transformé en légitimité durable.

Pour cela, le Premier ministre doit engager un dialogue avec l’ensemble des secteurs organisés de la vie nationale : organisations sociales, syndicats, patronat, universités, Églises, jeunesse, femmes et diaspora. Une gouvernance qui écoute et associe élargit sa base et renforce sa crédibilité auprès de la population.

Les partis politiques exclus du CPT, soit environ 30 % de l’échiquier national, représentent également une part significative de la légitimité politique. Les intégrer au processus décisionnel ne relève pas d’un geste de concession, mais d’une stratégie de stabilisation et de réduction des tensions politiques.

Ignorer ces forces reviendrait à répéter les erreurs du passé et à nourrir des tensions inutiles. Leur inclusion, structurée et transparente, doit servir à co-construire des politiques nationales et à consolider l’autorité de l’État.

Diriger seul impose aussi de clarifier le cap politique. Le pays doit savoir si le pouvoir en place se limite à gérer l’urgence immédiate ou s’il ambitionne de poser les bases d’une véritable sortie de crise. La sécurité, la réforme de la justice, le renforcement des institutions publiques et l’organisation d’élections crédibles doivent s’inscrire dans une feuille de route claire.

Sans une telle structure, la concentration du pouvoir risque de se transformer en gestion prolongée de l’instabilité. Il est indispensable d’établir des mécanismes de reddition de comptes vérifiables et des échéances précises pour chaque réforme. La confiance de la population dépend de cette clarté et de cette transparence.

Enfin, disposer de l’autorité exécutive seul ne dispense pas d’exercer le pouvoir avec sagesse. L’autorité se construit dans l’ouverture, la consultation et la responsabilité, et non dans l’isolement. Gouverner de manière éclairée, c’est transformer une concentration provisoire du pouvoir en un instrument de consensus national, capable de stabiliser le pays et de restaurer la confiance des citoyens. Tout dépendra de la manière dont ce pouvoir sera utilisé, soit pour répéter les erreurs passées, soit pour construire une transition inclusive et durable.

Eric CADET 

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mercredi 11 février 2026

Nous ne sommes pas allés à l’école pour développer Haïti

Chaque année, des milliers de jeunes Haïtiens obtiennent leur diplôme. Licence, maîtrise, doctorat. Les cérémonies se succèdent, les photos circulent, les familles célèbrent. Pourtant, le pays ne change pas. L’économie stagne, les institutions restent fragiles, les infrastructures se dégradent. Une question dérange : à quoi sert notre école ?

Le système éducatif haïtien est en grande partie hérité du modèle français. Mais ce modèle a été reproduit sans adaptation réelle aux besoins du pays. Pendant que la France réforme régulièrement son système pour répondre aux mutations économiques et technologiques, Haïti semble figée dans un schéma ancien. On enseigne beaucoup de théorie, peu de pratique. On valorise la récitation plus que la résolution de problèmes.

Autre paradoxe : l’école forme massivement dans des filières peu connectées aux priorités nationales. Les sciences sociales, le droit et la gestion dominent. Pendant ce temps, l’agriculture moderne, l’ingénierie, la transformation agroalimentaire, l’énergie ou l’aménagement du territoire manquent cruellement de spécialistes. Le pays importe ce qu’il pourrait produire et dépend de compétences qu’il ne développe pas suffisamment.

Le problème n’est pas l’intelligence des étudiants. Beaucoup réussissent par volonté personnelle, parfois en dépit d’un encadrement insuffisant. Certains poursuivent même jusqu’au doctorat à l’étranger. Mais une fois formés, que font-ils pour Haïti ? Trop souvent, leurs recherches sont conçues pour d’autres réalités. Les thèmes étudiés, les méthodologies utilisées et les références mobilisées ne répondent pas toujours aux urgences nationales.

À cela s’ajoute une culture du diplôme comme symbole social. L’important devient d’« avoir le papier ». La compétence réelle, l’innovation et l’impact concret passent au second plan. Le système valorise le titre plus que la capacité à transformer une communauté, une entreprise ou une institution.

La fuite des cerveaux complète le tableau. Les plus qualifiés quittent le pays faute d’opportunités et de stabilité. Ceux qui restent évoluent dans un environnement marqué par le manque de ressources, de laboratoires, de financements et de vision stratégique.

Le problème n’est donc pas seulement l’accès à l’école. Il est plus profond : l’éducation haïtienne n’est pas articulée à un projet national de développement. Tant que l’école ne sera pas pensée comme un outil de transformation économique et sociale, elle continuera à produire des diplômés sans produire de développement.

La question n’est plus de savoir combien de diplômes nous distribuons chaque année. La vraie question est la suivante : notre système éducatif prépare-t-il réellement à construire Haïti ?

Andy Griffith 

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mardi 10 février 2026

Cuba suffoque sous les sanctions américaines

Depuis plusieurs semaines, Cuba fait face à une crise énergétique sans précédent, conséquence directe des sanctions américaines renforcées après la capture de Nicolás Maduro au Venezuela. Le pays, déjà fragile sur le plan économique, voit ses importations de carburant sévèrement limitées, plongeant la population dans l’incertitude et l’inconfort. Les files d’attente pour l’essence s’allongent, et les habitants ressentent la tension d’un pays à l’agonie énergétique.

Les compagnies aériennes étrangères annoncent des annulations massives de vols, incapables de se ravitailler en carburéacteur sur l’île. Les transports publics sont réduits, et les coupures d’électricité deviennent monnaie courante. Les hôpitaux et les services publics ressentent directement les effets de cette pénurie, mettant en danger la vie quotidienne des citoyens cubains. La population se retrouve à subir les conséquences d’un conflit politique dont elle n’est pas responsable.

La stratégie américaine est claire : mettre la pression sur le gouvernement cubain pour l’affaiblir économiquement et limiter son influence dans la région. Les États-Unis justifient cette politique comme une mesure pour contenir l’influence de Maduro et de ses alliés, mais pour Cuba, il s’agit d’un véritable étranglement économique. L’approvisionnement en carburant vénézuélien, vital pour l’île, est désormais quasi impossible, et les alternatives se raréfient.

Les sanctions ne touchent pas seulement l’énergie. Elles visent également le commerce international de Cuba, empêchant le pays d’acheter des produits essentiels et de vendre ses biens à l’étranger. Les effets se font sentir dans les supermarchés, où les rayons se vident progressivement. Les citoyens observent avec inquiétude le spectre d’une crise alimentaire et sanitaire, tandis que l’économie s’enlise dans un cercle vicieux de pénuries et d’inflation.

Face à cette situation, le gouvernement cubain tente de rassurer la population, promettant des mesures de rationnement et la recherche de nouveaux partenaires internationaux. Mais la dépendance à l’importation de carburant reste critique, et la pression américaine rend toute solution temporaire. La vie quotidienne devient un combat, où chaque litre de carburant et chaque kilowatt d’électricité sont désormais précieux.

La situation actuelle illustre un conflit géopolitique dont les victimes principales sont les citoyens cubains. Entre sanctions économiques, rationnements et incertitude constante, Cuba vit un étranglement orchestré de l’extérieur. Si la communauté internationale ne réagit pas rapidement, l’île pourrait entrer dans une crise sociale et économique plus grave encore, où la survie quotidienne primerait sur tout autre enjeu.

Timofei Egorovitch Pravdine 

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lundi 9 février 2026

Vive le roi Alix Didier Fils-Aimé

 

Port-au-Prince, 9 février 2026 – Depuis la fin officielle du Conseil présidentiel de transition le 7 février, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé semble avoir troqué son costume de chef de gouvernement pour celui… d’un roi autoproclamé. Armé de son gouvernement comme d’une couronne invisible, il gouverne déjà comme s’il avait hérité du trône par décret divin.

Le premier acte de sa « royauté » fut une réorganisation ministérielle digne d’un spectacle de théâtre. Le ministre des Finances, Alfred Métellus, a été révoqué et remplacé par… personne. Eh oui, le roi assume lui-même l’intérim. Après tout, pourquoi partager le pouvoir quand on peut tout garder ? Monopoly Haïti édition royale, c’est maintenant !

En matière de sécurité, notre souverain a promis de « restaurer l’ordre » face aux gangs armés. Les Haïtiens, eux, regardent la scène avec un mélange d’incrédulité et d’amusement : un roi qui promet de sauver le royaume, alors que ses sujets sont laissés à la merci des brigands. La réalité semble légèrement moins féerique que le discours officiel.

Les priorités du roi Alix sont claires : élections, sécurité et plan humanitaire. Trois mots qui sonnent comme un refrain répétitif, mais dont la mise en œuvre reste… suspendue dans les airs royaux. Pendant ce temps, le peuple attend des actes, et non des proclamations, mais le trône semble avoir le dernier mot.

Sur le plan économique, le roi fait mine de vouloir soutenir l’agriculture et l’industrie. Les promesses fleurissent comme des tulipes dans un jardin imaginaire : abondantes, colorées, mais difficilement palpables. L’économie, elle, continue de s’incliner devant la réalité, bien plus terre-à-terre que les rêves du souverain.

Ainsi va la vie du royaume haïtien sous le règne improvisé du roi Alix Didier Fils-Aimé. Entre décrets, discours pompeux et contrôle total des ministères, les citoyens assistent à un spectacle digne d’un roman de satire politique. Reste à voir combien de temps ce « royaume » tiendra avant que la réalité ne rappelle son monarque à l’ordre.

Eric CADET 

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mardi 3 février 2026

On dirait que la seule mission de Leslie Voltaire au CPT était de manger à sa faim

Ce 3 février, à quelques jours de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition prévue pour le 7 février 2026, Leslie Voltaire, membre dudit Conseil, a été interrogé sur une promesse centrale : la libération de Martissant, toujours sous contrôle des gangs armés. Sa réponse a surpris, choqué et, surtout, inquiété. Face à l’échec manifeste, il a déclaré qu’il n’était « pas la police », se dégageant ainsi de toute responsabilité directe.

Un tel discours n’est pas acceptable de la part d’un dirigeant d’État, encore moins d’un membre du Conseil présidentiel de transition. Certes, Leslie Voltaire n’est pas policier et ne mène pas personnellement les opérations. Mais il fait partie de l’organe suprême de l’exécutif, celui qui oriente, décide, coordonne et assume politiquement l’action de l’État. Gouverner, ce n’est pas exécuter soi-même, c’est répondre des résultats.

Cette déclaration est d’autant plus grave qu’elle contredit frontalement les engagements pris devant la population. Le Conseil présidentiel avait promis de combattre les gangs et de rétablir l’autorité de l’État sur les zones perdues, Martissant en tête. À l’approche de la fin du mandat, ce territoire stratégique reste aux mains des groupes armés, et la seule réponse proposée est un renvoi de responsabilité vers la police.

En agissant ainsi, Leslie Voltaire banalise l’échec sécuritaire et institutionnalise l’impuissance de l’État. Dire « ce n’est pas moi » quand on est au sommet du pouvoir revient à admettre que l’État ne contrôle ni son territoire, ni ses forces, ni son agenda. C’est un aveu politique lourd de conséquences, surtout dans un pays où l’insécurité structure déjà la vie quotidienne.

Un responsable politique digne de ce nom aurait reconnu les limites de l’action engagée, expliqué les obstacles rencontrés et assumé la responsabilité collective du Conseil présidentiel. La reddition de comptes est une exigence démocratique minimale, pas une option. Se défausser à la veille de la fin du mandat est un signe de faiblesse, pas de lucidité.

À quelques jours du 7 février 2026, cette sortie illustre l’échec du Conseil présidentiel de transition à incarner l’autorité de l’État et à répondre aux attentes populaires. Martissant reste occupée, les gangs restent armés, et le pouvoir, lui, se déclare désarmé. L’histoire retiendra moins les promesses que cette phrase : « je ne suis pas la police », symbole d’un État qui fuit sa propre responsabilité.

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