Affichage des articles dont le libellé est Société / Identité et Race. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Société / Identité et Race. Afficher tous les articles

mardi 29 juillet 2025

🔴 Si le communisme n’a pas pu éradiquer le racisme, ce n’est pas le capitalisme qui y parviendra

Le marxisme classique a toujours placé la lutte des classes au cœur de l’histoire. Dans les sociétés communistes telles que l’URSS, la Chine maoïste ou Cuba castriste, l’objectif affiché était la suppression des classes et la création d’une société égalitaire. En abolissant la propriété privée des moyens de production, on croyait effacer les inégalités économiques. Mais cet idéal n’a jamais signifié la fin des discriminations raciales ou culturelles (Balibar & Wallerstein, 1990). Car si le capitalisme fabrique des inégalités sociales, le communisme n’a pas su désarmer les préjugés raciaux profondément enracinés.

Prenons l’exemple de l’Union soviétique. Officiellement, l’URSS se voulait "fraternelle", prônant l’internationalisme socialiste. En pratique, les populations asiatiques ou caucasiennes (Ouzbeks, Tadjiks, Tchétchènes, Arméniens) ont souvent été stigmatisées. Staline est allé jusqu’à déporter en masse certains peuples — Tatars de Crimée, Tchétchènes, Ingouches — sous prétexte de trahison durant la Seconde Guerre mondiale (Martin, 2001). Ces politiques n’étaient pas présentées comme racistes, mais comme des mesures de sécurité. Or, elles révélaient une hiérarchisation ethnique implicite, où le Soviétique modèle restait européen et russophone.

En Bulgarie, satellite de l’URSS, cette logique a pris une tournure ouvertement assimilationniste. Le régime de Todor Jivkov, dans les années 1980, a mené une politique de "renaissance nationale" forçant les Turcs bulgares à adopter des noms slaves, interdisant leur langue et niant leur culture (Neuburger, 2004). Cette politique a provoqué l’exil de près de 300 000 personnes vers la Turquie. Les Roms, eux, restaient confinés à des emplois subalternes et invisibilisés dans l’espace public. Le communisme bulgare, au nom de l’unité nationale, masquait mal un nationalisme ethnique majoritaire.

À Cuba, la révolution castriste de 1959 s’est présentée comme une rupture radicale avec le racisme. Fidel Castro proclamait que le racisme avait été "éradiqué par décret". Pourtant, selon De la Fuente (2001), les Afro-Cubains sont restés sous-représentés dans les institutions, cantonnés à des emplois précaires, et exclus des réseaux de pouvoir. Le racisme a simplement changé de visage : il est devenu tabou, non-dit, mais toujours actif. Les quartiers les plus pauvres de La Havane sont aujourd’hui majoritairement noirs. Derrière le discours révolutionnaire, la hiérarchie raciale n’a pas disparu — elle s’est simplement tue.

La Chine maoïste offre une autre illustration. Mao Zedong prétendait construire une société sans classes, mais dans les faits, l’ethnie majoritaire Han a imposé ses normes. Les Ouïghours, Tibétains ou Mongols étaient perçus comme "arriérés", "non-éduqués", ou "obstacles au progrès" (Sautman, 2000). Le centralisme culturel a marginalisé leurs langues, leurs traditions et leurs identités. Le racisme ne s’exprimait pas avec des insultes, mais par l’exclusion systématique du modèle national dominant.

Dans tous ces cas, la disparition des classes sociales n’a pas entraîné celle du racisme. L’erreur du communisme fut de croire que l’économique suffisait à tout régler. Or, la race est une construction sociale autonome, avec sa propre logique, ses institutions, ses traumatismes et ses mécanismes de reproduction (Gilroy, 1993). En réalité, qu’ils soient communistes ou capitalistes, les États ont rarement engagé une remise en cause structurelle du racisme. Leur unique réponse a souvent été la mise en place de programmes d’"intégration", supposant que les minorités s’adaptent à la norme dominante, sans que celle-ci soit questionnée. Cette stratégie d’intégration, qui prétend inclure sans transformer, s’avère souvent insuffisante pour combattre des hiérarchies raciales profondément enracinées.

En conclusion, les sociétés communistes ont parfois renversé l’ordre économique, mais elles ont rarement déconstruit les logiques raciales héritées du colonialisme et du nationalisme. Le projet révolutionnaire reste incomplet tant qu’il ne place pas la lutte contre le racisme au même rang que la lutte des classes. Pour libérer pleinement l’homme, il ne suffit pas de briser ses chaînes économiques : il faut aussi briser les miroirs déformants du regard racial.


📚 Bibliographie

Balibar, Étienne & Wallerstein, Immanuel. Race, nation, classe : Les identités ambiguës. La Découverte, 1990.

De la Fuente, Alejandro. A Nation for All: Race, Inequality, and Politics in Twentieth-Century Cuba. University of North Carolina Press, 2001.

Gilroy, Paul. The Black Atlantic: Modernity and Double Consciousness. Harvard University Press, 1993.

Martin, Terry. The Affirmative Action Empire: Nations and Nationalism in the Soviet Union, 1923–1939. Cornell University Press, 2001.

Neuburger, Mary. The Orient Within: Muslim Minorities and the Negotiation of Nationhood in Modern Bulgaria. Cornell University Press, 2004.

Sautman, Barry. “Is Xinjiang an Internal Colony?” Inner Asia, vol. 2, no. 2, 2000, pp. 239–271.

Vladimir Guerrero

This article is sponsored by Dalia Store Online, Pati Konbit Pou Demokrasi, and Caëlle Edmond – SOS Solitude.

📌 Caëlle Edmond – SOS Solitude

💠 Profil personnel : facebook.com/caelle.edmond.7
💠 Page publique : facebook.com/SosSolitude

Logo Konbit Pou Demokrasi

mardi 15 juillet 2025

Tout homme blanc riche a toujours une femme noire en cachette

 

Dans certains milieux bourgeois, une réalité troublante demeure : nombre d’hommes blancs fortunés entretiennent des liaisons discrètes avec des femmes noires, tout en affichant des unions officielles avec des femmes blanches. Ce double jeu, souvent ignoré du grand public, met en lumière des rapports de pouvoir nourris par des héritages coloniaux encore vivaces et des normes sociales qui dictent qui l’on peut aimer ouvertement.

Cette logique s’ancre dans une histoire longue de domination et de fantasmes. Le corps de la femme noire a été, dès l’époque esclavagiste, sexualisé, réduit à l’exotisme, perçu comme disponible mais jamais digne de respect ni de légitimité. Malgré les évolutions sociales, ce regard persiste : elle reste celle que l’on désire en cachette, jamais celle qu’on affiche.

Ces relations sont loin d’être anodines. Elles s’inscrivent dans une configuration inégale, où l’homme impose la règle du silence. La femme noire, souvent en position de fragilité économique ou sociale, se retrouve confinée à un rôle périphérique, exclue de toute reconnaissance publique. Elle existe dans l’intimité, jamais dans l’espace social.

Ce paradoxe révèle une hypocrisie profonde. Beaucoup de ces hommes, bien qu’engagés dans des discours progressistes, perpétuent en privé des logiques anciennes de domination raciale. Le fait même de cacher la relation trahit une hiérarchie invisible : la femme noire est tolérée, mais toujours marginalisée.

Bien sûr, certaines peuvent tirer parti de ces relations — sécurité, affection, statut informel. Mais ces compensations ne comblent pas le déficit de reconnaissance. Tant que leur place restera cantonnée à l’ombre, elles continueront à incarner une figure invisible, jamais célébrée, jamais pleinement respectée.

Au fond, ces liaisons ne sont pas seulement personnelles : elles sont politiques. Elles témoignent d’un racisme intime, enraciné dans les relations affectives. Pour en sortir, il faut rompre avec les silences complices, interroger les désirs, et surtout oser rendre visible ce qui, trop souvent, se vit honteusement dans l’ombre.

Par Roberta Alexandre


This article is sponsored by Dalia Store Online and Pati Konbit Pou Demokrasi.

Logo Konbit Pou Demokrasi

Tout homme noir riche rêve d’une femme blanche dans son lit

Il suffit d’observer pour le constater : une fois riches et célèbres, la majorité des sportifs noirs se tournent presque systématiquement vers des femmes blanches. Ce choix amoureux, loin d’être anodin, interroge sur l’intériorisation de la domination blanche dans les esprits des élites noires. Est-ce vraiment de l’amour, ou un réflexe de validation sociale ?

En réalité, ces unions relèvent souvent d’une quête de légitimation. Car, dans l’imaginaire collectif façonné par l’Occident, avoir une femme blanche à son bras, c’est prouver qu’on a réussi, qu’on est désormais "admis" dans le cercle des puissants. Autrement dit, certains hommes noirs ne cherchent pas seulement à s’élever, ils veulent aussi fuir ce qu’ils étaient.

De plus, il est indéniable que les standards de beauté dominants favorisent les femmes blanches. Cela n’est pas un hasard, mais bien le fruit d’un conditionnement médiatique et culturel prolongé. Ainsi, même inconsciemment, le sportif noir qui choisit une femme blanche répond à une norme imposée par l’histoire coloniale et la suprématie blanche.

Ce qui choque davantage, c’est le double standard racial : alors que les hommes noirs s’empressent d’épouser des femmes blanches dès qu’ils deviennent riches, les femmes blanches fortunées, elles, n’épousent presque jamais d’hommes noirs. Elles préfèrent rester entre elles, préservant leur statut et leur patrimoine. Où est donc la réciprocité ?

Par ailleurs, ce phénomène révèle un malaise profond au sein des communautés noires : un rejet de soi, une coupure avec ses racines, et une peur d’être associé à la pauvreté ou à la "négritude" visible. Trop souvent, épouser une femme noire est perçu comme un retour en arrière, une faute de goût sociale.

En définitive, il ne s’agit pas simplement de choix amoureux, mais de choix politiques et symboliques. Tant que les hommes noirs n’auront pas été guéris de l’envie d’être validés par le regard blanc, ils resteront enfermés dans une logique de domination déguisée en réussite. La libération commence aussi par le cœur.

Abdul Aziz 

This article is sponsored by Dalia Store Online and Pati Konbit Pou Demokrasi.

Logo Konbit Pou Demokrasi

jeudi 26 juin 2025

Je préfère les femmes blanches aux femmes noires

 

Beaucoup d’hommes noirs sont fiers d’être en couple avec une femme blanche parce que, dans nos sociétés, la blancheur est encore trop souvent associée à la réussite, au prestige et à un idéal de beauté. Être avec une femme blanche peut alors apparaître comme une forme de validation sociale, une "victoire" symbolique sur un passé marqué par le racisme et la dévalorisation.

Cette fierté n’est pas seulement personnelle, elle reflète aussi un héritage historique où la femme blanche était idéalisée et inaccessible, tandis que la femme noire était stigmatisée, considérée comme forte mais invisible. Être en couple avec une femme blanche, c’est pour certains hommes noirs un moyen inconscient de se hisser socialement.

Dans certains cas, ce choix est aussi guidé par une volonté de sortir de la misère, de s’extirper d’un quotidien difficile. La femme blanche est perçue comme un accès plus rapide à une vie stable, à des opportunités économiques, à une reconnaissance sociale que l’on pense inaccessibles autrement. Certains hommes noirs, marqués par la précarité et la marginalisation, voient dans le couple interracial une forme d’ascenseur social — non pas uniquement affectif, mais matériel. Cette vision, souvent intériorisée, alimente une quête de confort qui instrumentalise parfois la relation.

Mais derrière cette image valorisée, on observe souvent une différence de comportement au quotidien. Avec une femme blanche, beaucoup d’hommes noirs deviennent attentifs, font la cuisine, la lessive, la vaisselle — ils s’impliquent pour montrer qu’ils sont de "bons compagnons". Avec une femme noire, ils exigent parfois tout, attendent qu’elle porte la maison, qu’elle supporte sans rien dire.

Cette attitude s’explique par des stéréotypes profondément enracinés : la femme noire est perçue comme naturellement forte, capable de tout endurer, ce qui pousse certains hommes à moins la respecter ou à la traiter avec plus de dureté. À l’inverse, la femme blanche est vue comme fragile, précieuse, et donc à choyer.

Sur les réseaux sociaux, ce double standard devient encore plus visible. Beaucoup d’hommes noirs postent fièrement des photos avec leurs compagnes blanches, attirant likes et compliments, mais hésitent, voire refusent, de montrer leurs femmes noires. Cette invisibilisation révèle une honte intériorisée, un racisme internalisé qui nuit à l’estime des femmes noires.

La peur du regard extérieur, souvent dominé par des normes blanches, pousse certains à chercher une validation en s’affichant avec une femme blanche. Ils croient ainsi se légitimer socialement, quitte à négliger ou minimiser leur propre histoire et identité, et à dévaloriser leurs compagnes noires.

Ce comportement participe malheureusement à la reproduction de hiérarchies raciales dans l’amour et les relations de couple, où la femme noire est toujours mise à l’écart, moins valorisée, moins aimée publiquement. Cela crée une fracture douloureuse dans la communauté et renforce les inégalités.

Pour changer cela, il faut déconstruire ces représentations et reconnaître la valeur de la femme noire, non seulement dans l’intimité mais aussi dans la visibilité sociale. Aimer une femme noire, c’est aussi un acte de fierté et de dignité. Il est temps que cette fierté devienne visible, assumée et célébrée, partout, y compris sur les réseaux.

Ashley Antoine

Alix Didier Fils-Aimé projette d'augmenter le prix du carburant : le peuple va mourir de faim

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé envisagerait une nouvelle augmentation du prix du carburant en Haïti. Selon le journaliste de Radi...