lundi 10 novembre 2025

Les partis traditionnels ont repris la structure, l’esprit et même le vocabulaire de la proposition du P-KODEMO

Les partis politiques traditionnels semblent avoir repris — sans le reconnaître — plusieurs idées centrales de la proposition de sortie de crise du parti Konbit Pou Demokrasi (P-KODEMO). En observant leurs récentes déclarations et projets, on constate de fortes similitudes avec le plan souverainiste et participatif présenté par le P-KODEMO il y a plusieurs mois.

D’abord, l’idée d’une transition post-CPT encadrée par les Haïtiens eux-mêmes est au cœur du projet du Konbit Pou Demokrasi. Le parti a toujours plaidé pour une transition nationale inclusive, menée par les forces vives du pays, et non par des arrangements imposés de l’extérieur. Or, les partis traditionnels (SDP, EDE, Fusion, INITE, INIFOS, etc.) évoquent aujourd’hui une médiation nationale appuyée par l’international, une approche directement inspirée de la logique souverainiste prônée par le P-KODEMO.

Ensuite, le rôle central de l’Université d’État d’Haïti et du Congrès patriotique fait partie intégrante de la vision du Konbit Pou Demokrasi. Dans sa proposition, les institutions nationales indépendantes — telles que les Cours d’appel, l’Université et d’autres acteurs stratégiques — participent à la désignation et à la supervision de la transition. Il n’est donc pas surprenant que les discussions actuelles entre partis traditionnels envisagent de confier à l’Université la direction du dialogue national, reprenant une fois encore une idée formulée par le P-KODEMO.

De plus, la gouvernance bicéphale de la transition, avec un président et un premier ministre, est une adaptation proposée par le Konbit Pou Demokrasi du modèle haïtien traditionnel. Elle vise à établir un équilibre entre les pouvoirs afin d’éviter à la fois les dérives autoritaires et les blocages institutionnels. Les autres formations reprennent désormais cette approche de double leadership, sans toutefois en reconnaître l’origine.

Sur le plan méthodologique, le processus de sélection transparent et participatif proposé par le P-KODEMO se retrouve presque mot pour mot dans les discours récents des partis. Konbit Pou Demokrasi avait préconisé une commission indépendante et une assemblée représentative des grands secteurs du pays (femmes, jeunesse, diaspora, vodou, syndicats, etc.). Les autres partis parlent maintenant d’un consensus national élargi, une reformulation évidente de cette démarche inclusive.

Enfin, la durée et les objectifs de la transition sont également repris. Konbit Pou Demokrasi a proposé une période de dix-huit mois au maximum, centrée sur la sécurité, la réforme constitutionnelle et l’organisation d’élections. Ce calendrier et ces priorités sont aujourd’hui au cœur des discussions politiques, bien que la paternité intellectuelle du P-KODEMO ne soit jamais citée.

En somme, les partis traditionnels ont intégré la structure, l’esprit et même le vocabulaire de la proposition du Konbit Pou Demokrasi, tout en évitant soigneusement d’en reconnaître l’origine. Pourtant, les faits sont clairs : c’est bien le P-KODEMO qui a ouvert la voie à une transition réellement souveraine, inclusive et tournée vers la refondation nationale.

Jamesley Rolls-Ainé 

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Les partis politiques traditionnels copient la sortie de crise du jeune Parti Konbit Pou Demokrasi sans crédit

À moins de 90 jours de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), les partis politiques traditionnels haïtiens, responsables de la détérioration du pays, multiplient les initiatives pour organiser une sortie de crise et se préparer à une nouvelle transition, afin de continuer à exploiter les maigres ressources de l’État. Le premier groupe — SDP, EDE, la FUSION, INITE — propose de confier la médiation aux secteurs religieux, au vaudou, à la CORPUAH et à l’Université d’État d’Haïti. Le second groupe — OPL, UNIR, PHTK, Fanmi Lavalas, KID, RDNP — privilégie le Congrès patriotique et l’Université comme médiateurs, tout en impliquant plusieurs secteurs clés de la société.

Ces initiatives reproduisent, point par point, le modèle de sortie de crise proposé par le jeune Parti Konbit Pou Demokrasi (P-KODEMO) le 17 juin 2025, qui avait imaginé un dialogue national structuré autour de treize secteurs : femmes, jeunesse, université, presse, syndicats, patronat, société civile, diaspora, religieux, vodou, paysans, droits humains et partis politiques. Ce mécanisme visait à garantir un processus transparent, inclusif et consensuel pour désigner le leadership de la transition post-CPT.

Pourtant, ces partis refusent de reconnaître que l’idée originale provient de P-KODEMO. Ils s’approprient un modèle conçu par un jeune parti, alors qu’eux-mêmes avaient été à l’origine du CPT et avaient proposé de se partager le pouvoir entre eux, en négligeant les autres secteurs de la vie nationale. Cette structure du CPT, largement critiquée pour son inefficacité et le pillage des ressources publiques, montre que leur réflexion sur l’inclusion arrive bien après qu’ils se soient enrichis.

Cette imitation révèle leur incapacité à innover et leur volonté de capitaliser sur les idées d’autrui pour maintenir leur influence. La stratégie d’inclusion qu’ils affichent n’est pas nouvelle : elle est celle que P-KODEMO a proposée dès le départ.

Le parti insiste sur le respect de la méthodologie originale : élection transparente, commission ad hoc indépendante et assemblée des treize secteurs clés. L’objectif demeure clair : restaurer l’ordre constitutionnel, sécuriser le pays et organiser des élections libres, ainsi qu’un référendum inclusif, après la fin du mandat du CPT.

En fin de compte, si les partis traditionnels appliquent ce modèle, il est essentiel que la contribution de P-KODEMO soit reconnue. L’histoire retiendra les pionniers de la transition inclusive, et non ceux qui se contentent de reproduire des idées qu’ils n’ont pas conçues.

Jackson Junior Joseph 

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Nicolas Sarkozy libéré : un tournant dans l’affaire du financement libyen

La Cour d’appel de Paris a ordonné, ce lundi 10 novembre 2025, la remise en liberté de l’ancien président français Nicolas Sarkozy, après vingt jours de détention à la prison de La Santé. Condamné le 25 septembre dernier à cinq ans de prison, dont trois fermes, pour association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, l’ex-chef de l’État avait été incarcéré le 21 octobre. Cette décision de la cour intervient dans un climat judiciaire et politique tendu, alors que la défense de Sarkozy prépare activement son appel.

Lors de l’audience, Nicolas Sarkozy est apparu par visioconférence depuis sa cellule. Ses avocats ont plaidé que son maintien en détention préventive n’était pas justifié, soulignant notamment qu’il n’existe aucun risque de fuite ou de dissimulation de preuves. La cour a finalement accédé à la demande, mais a assorti la libération d’un strict contrôle judiciaire : interdiction de quitter le territoire français, de rencontrer certains témoins ou co-prévenus, et obligation de se présenter régulièrement aux autorités compétentes.

L’affaire du financement libyen reste l’une des plus lourdes et controversées de la Ve République. Selon les enquêteurs, la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 aurait reçu plusieurs millions d’euros du régime de Mouammar Kadhafi, en violation de la législation française sur le financement des partis. Les juges s’appuient sur des documents saisis, des témoignages et des transferts bancaires suspects pour établir cette accusation. Sarkozy, lui, nie fermement toute implication, affirmant être victime d’un « acharnement politique et judiciaire ».

Cette libération ne met pas fin aux poursuites engagées contre lui. Le procès en appel, prévu pour 2026, s’annonce déterminant pour la suite du dossier. Plusieurs anciens ministres et proches collaborateurs de l’ex-président restent également mis en examen. Les avocats de la défense comptent démontrer que les éléments retenus contre leur client reposent sur des preuves fragiles et sur des témoignages jugés peu crédibles.

Sur le plan politique, cette affaire fragilise encore davantage la droite française. Bien que Nicolas Sarkozy se soit retiré de la vie politique active, son influence symbolique reste forte au sein des Républicains et d’une partie de l’électorat conservateur. Sa mise en détention, puis sa remise en liberté, relancent les débats sur la moralisation de la vie publique, la responsabilité des dirigeants et les limites du pouvoir judiciaire face aux anciens présidents.

Au-delà du cas Sarkozy, cette affaire illustre l’évolution de la justice française, de plus en plus déterminée à faire respecter le principe d’égalité devant la loi. La libération de l’ancien président, bien que provisoire, met en lumière la tension entre la présomption d’innocence et la rigueur des institutions judiciaires. Ce dossier, à la croisée du droit et de la politique, restera sans doute l’un des plus marquants de la décennie pour la démocratie française.

Eric CADET 

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jeudi 6 novembre 2025

Quel avenir pour les Haïtiens aux États-Unis après le 3 février 2026 qui marque la fin du TPS

Le statut de protection temporaire (TPS) dont bénéficient les Haïtiens vivant aux États-Unis prendra fin le 3 février 2026, selon les informations publiées par le Department of Homeland Security (DHS). Ce dispositif, instauré après le séisme dévastateur de 2010, a permis à des milliers de ressortissants haïtiens de rester légalement sur le territoire américain et d’y travailler. Mais à l’approche de l’échéance, le doute grandit sur le sort qui leur sera réservé, après que le président Donald Trump a décidé de ne pas prolonger le programme.

Le TPS n’offre qu’une protection provisoire et ne conduit pas automatiquement à la résidence permanente. Avec cette décision, les bénéficiaires deviendront techniquement expulsables. Pour beaucoup, ce serait un retour brutal vers un pays en crise, miné par la violence des gangs, l’effondrement institutionnel et une pauvreté extrême. Plusieurs ONG et élus américains estiment qu’un tel scénario serait non seulement dangereux, mais aussi contraire aux principes humanitaires que les États-Unis affirment défendre.

Du côté des bénéficiaires, l’inquiétude est palpable. Nombre d’entre eux vivent aux États-Unis depuis plus de dix ans, ont fondé des familles, acheté des maisons et contribuent activement à l’économie américaine. Selon plusieurs études, les Haïtiens titulaires du TPS participent pour plusieurs milliards de dollars à la richesse nationale et envoient chaque année des centaines de millions vers leur pays d’origine, constituant une bouée économique vitale pour Haïti.

La fin du TPS risque donc d’avoir un double impact : humanitaire et économique. En Haïti, l’État, déjà défaillant, serait incapable d’accueillir un retour massif de ses ressortissants. Aux États-Unis, des milliers d’enfants nés sur le sol américain verraient leurs parents menacés d’expulsion, créant de nouveaux drames familiaux. Les associations de défense des immigrés appellent le gouvernement américain à prendre en compte ces conséquences et à proposer une solution alternative.

L’administration Trump justifie sa décision par la volonté de limiter l’immigration et d’imposer une stricte politique de retour, malgré les alertes des experts sur la situation sécuritaire et humanitaire en Haïti. Cette position marque un tournant sévère pour les bénéficiaires du TPS, qui voient leur avenir remis en question après des années de stabilité relative aux États-Unis.

Pour l’heure, le flou demeure sur les mesures concrètes de transition. Le DHS n’a pas encore précisé les procédures d’éloignement ou d’assistance, et les communautés haïtiennes aux États-Unis se préparent à une période d’incertitude prolongée. Les familles espèrent que la solidarité et la mobilisation de la société civile permettront d’atténuer les conséquences de cette décision historique.

Jamesley Rolls-Ainé 

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Envoyer Rosemila Petit-Frère se faire soigner à Cuba, c'est lui offrir l'exil

L’affaire concernant Rosemila Petit-Frère continue de susciter des débats au sein de l’opinion publique. Selon plusieurs sources, l’ancienne candidate politique, accusée d’entretenir des liens avec des groupes armés tels que Viv Ansanm, aurait perdu connaissance lors d’une audition récente. Des rumeurs circulent depuis sur une éventuelle décision judiciaire autorisant son transfert vers Cuba pour y recevoir des soins médicaux. Or, juridiquement, un juge ne peut pas, à lui seul, ordonner un tel déplacement à l’étranger.

Dans le système judiciaire haïtien, un magistrat peut recommander une prise en charge médicale urgente ou accorder une libération provisoire pour raison de santé, mais dans les limites du territoire national. Tout transfert hors du pays relève de la compétence du gouvernement, notamment des ministères de la Justice, des Affaires étrangères et de la Santé. Un juge ne dispose pas du pouvoir diplomatique nécessaire pour organiser un départ vers l’extérieur.

Même dans un cadre humanitaire, un transfert médical international exige des accords administratifs précis, la collaboration des autorités sanitaires des deux pays et, souvent, l’implication d’organisations internationales telles que le CICR ou l’ONU. Sans ces conditions, toute sortie du territoire par un détenu serait assimilée à une évasion déguisée, exposant les responsables à des sanctions légales.

D’un autre côté, cette prudence institutionnelle n’est pas anodine : autoriser un prisonnier à quitter le pays comporte toujours le risque qu’il ne revienne jamais. En l’absence d’un accord d’extradition formel et global entre Haïti et Cuba, un détenu transféré pour des soins pourrait refuser de rentrer et demander l’asile humanitaire sur le territoire cubain. Dans ce cas, le gouvernement haïtien n’aurait aucun moyen légal contraignant d’obtenir son retour. Ainsi, si l’État haïtien décide un tel transfert, cela pourrait en pratique constituer une porte de sortie pour Rosemila Petit-Frère, lui permettant d’échapper à la justice haïtienne.

Jusqu’à présent, aucune source officielle ne confirme qu’un ordre de libération vers Cuba ait été signé par le Commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Dorval Patterson. Les informations disponibles indiquent plutôt que Mme Petit-Frère aurait été hospitalisée sous supervision policière à Port-au-Prince après son malaise. Toute évacuation médicale vers l’étranger devrait donc passer par une décision gouvernementale formelle, et non par un simple jugement ou une initiative judiciaire isolée.

En somme, dans le respect des lois et de la souveraineté nationale, un juge ne peut pas, seul, envoyer Rosemila Petit-Frère se faire soigner à Cuba. Une telle mesure impliquerait une décision collective de l’État haïtien, encadrée par le droit international, la prudence diplomatique et la transparence institutionnelle, et pourrait représenter une échappatoire réelle pour la détenue.

Eric CADET 

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mercredi 5 novembre 2025

Fraîchement élu, Zohran Mamdani s’en prend déjà à Donald Trump

Zohran Mamdani, âgé de seulement 34 ans, devient le plus jeune maire de New York. Jeune, musulman et issu de l’immigration, il s’impose comme un leader progressiste déterminé à réduire le coût de la vie et à taxer les plus riches, symbolisant un renouveau face à l’establishment politique.

Dès sa campagne, Mamdani a affiché son engagement en faveur de l’équité sociale, de l’accès au logement abordable et de services publics renforcés. Sa vision contraste nettement avec celle de Donald Trump et de ses alliés conservateurs.

Après sa victoire, Trump a réagi vivement, qualifiant Mamdani de « communiste lunatique » et se moquant de son apparence et de sa voix. Cette attaque souligne la portée nationale de cette élection et la rivalité idéologique entre les deux hommes.

Mamdani, de son côté, a affirmé dans ses discours de victoire que New York ne se laisserait « pas intimider par le fascisme de Trump ». Il se positionne comme un challenger direct, prêt à défendre la démocratie locale et à s’opposer à l’autoritarisme.

Cette opposition ouverte a renforcé son image auprès d’un électorat jeune et diversifié. Mamdani devient ainsi un symbole de renouveau politique, incarnant courage et vision progressiste face à un ancien président controversé.

Au-delà du duel symbolique avec Trump, Mamdani illustre l’émergence d’une nouvelle génération de leaders qui placent les citoyens au centre de leurs priorités. Sa victoire pourrait marquer le début d’une transformation durable à New York et inspirer d’autres villes à suivre cette voie.

Timofei Egorovitch Pravdine 

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samedi 1 novembre 2025

Les partis politiques à l’origine du CPT : un repaire de bandits et de voleurs

Il devient de plus en plus évident que les partis politiques à l’origine du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) ont plongé le pays dans un marécage de corruption et de scandales. Ce qui devait être une solution de sortie de crise s’est transformé en un véritable repaire de prédateurs de l’État. Les récentes révélations sur les nombreuses autorités indexées ou inculpées pour détournement, trafic, fraude et corruption confirment que la structure mise en place par ces partis n’était pas destinée à redresser le pays, mais à garantir la mainmise d’un réseau mafieux sur les ressources nationales.

Depuis l’installation du CPT, la promesse de moralisation de la vie publique n’a jamais été tenue. Au contraire, le système transitoire a permis à plusieurs figures politiques déjà controversées de revenir aux commandes, cette fois avec un sentiment d’impunité renforcé. Alors que des institutions comme l’ULCC et la DCPJ multiplient les rapports accablants, les autorités pointées du doigt continuent d’occuper leurs postes, protégées par leurs affiliations politiques. Le CPT est devenu le symbole d’un pouvoir illégitime, dirigé par des hommes et des femmes qui se servent de la transition comme d’un bouclier judiciaire.

Les partis qui ont conçu le CPT portent donc une lourde responsabilité. En imposant une structure sans légitimité populaire, ils ont ouvert la voie à une gouvernance opaque, marquée par le clientélisme et le partage des postes entre amis politiques. L’État, au lieu de servir le peuple, est devenu un butin à se partager entre clans. Ce système consacre la corruption comme mode de gestion et fait des institutions des instruments au service d’intérêts privés, souvent criminels.

Les faits parlent d’eux-mêmes : des conseillers présidentiels, des ministres, des directeurs généraux et même des coordinateurs d’organismes publics sont inculpés pour corruption, blanchiment d’argent, trafic d’armes et fraude fiscale. Pourtant, aucun d’entre eux n’a été suspendu ni inquiété. Ce silence complice prouve que le CPT et les partis qui l’ont engendré forment une seule et même structure : une alliance politique et financière visant à piller l’État sous couvert de transition.

Dans ce contexte, parler de transition politique ou de réforme institutionnelle relève de la farce. Comment espérer une reconstruction nationale lorsque les plus hauts responsables incarnent le crime d’État et l’abus de pouvoir ? Les Haïtiens assistent à une dérive sans précédent où les institutions de contrôle sont muselées, les journalistes menacés et les citoyens réduits au désespoir. Le CPT, loin d’être un instrument de redressement, est devenu une machine à légaliser la corruption.

Face à cette situation, le peuple haïtien doit ouvrir les yeux. Les partis politiques qui ont conçu le CPT n’ont pas apporté la stabilité ni la gouvernance responsable qu’ils promettaient. Ils ont au contraire consolidé la mainmise de mafias politiques sur le pays. Tant que ces partis continueront à manipuler la transition à leur avantage, aucune reconstruction véritable ne sera possible. Haïti ne pourra se relever qu’en se libérant de ces réseaux de bandits et de voleurs déguisés en acteurs politiques.

Jamesley Rolls-Ainé 

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Alix Didier Fils-Aimé projette d'augmenter le prix du carburant : le peuple va mourir de faim

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé envisagerait une nouvelle augmentation du prix du carburant en Haïti. Selon le journaliste de Radi...