Il devient de plus en plus évident que les partis politiques à l’origine du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) ont plongé le pays dans un marécage de corruption et de scandales. Ce qui devait être une solution de sortie de crise s’est transformé en un véritable repaire de prédateurs de l’État. Les récentes révélations sur les nombreuses autorités indexées ou inculpées pour détournement, trafic, fraude et corruption confirment que la structure mise en place par ces partis n’était pas destinée à redresser le pays, mais à garantir la mainmise d’un réseau mafieux sur les ressources nationales.
Depuis l’installation du CPT, la promesse de moralisation de la vie publique n’a jamais été tenue. Au contraire, le système transitoire a permis à plusieurs figures politiques déjà controversées de revenir aux commandes, cette fois avec un sentiment d’impunité renforcé. Alors que des institutions comme l’ULCC et la DCPJ multiplient les rapports accablants, les autorités pointées du doigt continuent d’occuper leurs postes, protégées par leurs affiliations politiques. Le CPT est devenu le symbole d’un pouvoir illégitime, dirigé par des hommes et des femmes qui se servent de la transition comme d’un bouclier judiciaire.
Les partis qui ont conçu le CPT portent donc une lourde responsabilité. En imposant une structure sans légitimité populaire, ils ont ouvert la voie à une gouvernance opaque, marquée par le clientélisme et le partage des postes entre amis politiques. L’État, au lieu de servir le peuple, est devenu un butin à se partager entre clans. Ce système consacre la corruption comme mode de gestion et fait des institutions des instruments au service d’intérêts privés, souvent criminels.
Les faits parlent d’eux-mêmes : des conseillers présidentiels, des ministres, des directeurs généraux et même des coordinateurs d’organismes publics sont inculpés pour corruption, blanchiment d’argent, trafic d’armes et fraude fiscale. Pourtant, aucun d’entre eux n’a été suspendu ni inquiété. Ce silence complice prouve que le CPT et les partis qui l’ont engendré forment une seule et même structure : une alliance politique et financière visant à piller l’État sous couvert de transition.
Dans ce contexte, parler de transition politique ou de réforme institutionnelle relève de la farce. Comment espérer une reconstruction nationale lorsque les plus hauts responsables incarnent le crime d’État et l’abus de pouvoir ? Les Haïtiens assistent à une dérive sans précédent où les institutions de contrôle sont muselées, les journalistes menacés et les citoyens réduits au désespoir. Le CPT, loin d’être un instrument de redressement, est devenu une machine à légaliser la corruption.
Face à cette situation, le peuple haïtien doit ouvrir les yeux. Les partis politiques qui ont conçu le CPT n’ont pas apporté la stabilité ni la gouvernance responsable qu’ils promettaient. Ils ont au contraire consolidé la mainmise de mafias politiques sur le pays. Tant que ces partis continueront à manipuler la transition à leur avantage, aucune reconstruction véritable ne sera possible. Haïti ne pourra se relever qu’en se libérant de ces réseaux de bandits et de voleurs déguisés en acteurs politiques.
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