Certains ne jurent que par cette phrase : “God bless America”. Une déclaration qu’ils présentent comme universelle, englobant tout le continent américain. Une idée noble… sur le papier. Mais dans la vraie vie, on assiste à un spectacle pour le moins comique : ces mêmes défenseurs de la bénédiction universelle ne pensent qu’à prendre le premier avion pour les États-Unis.
Ils quittent leurs pays, abandonnent leurs familles et laissent derrière eux tout ce qui pourrait rappeler qu’ils sont déjà bénis. Si Dieu bénit leurs nations respectives, pourquoi fuir ? La logique semble soudainement disparaître au moment de remplir un formulaire de visa ou de réserver un billet d’avion.
On pourrait applaudir leur courage… si ce n’était pas un mélange de contradiction et de fuite. Crier que Dieu bénit tout le continent, puis chercher absolument à vivre dans un seul pays, c’est un peu comme dire que la pluie tombe partout… mais courir désespérément sous un seul parapluie.
Plus cocasse encore : ils n’hésitent pas à juger d’autres pays comme “moins bien”, tout en proclamant que Dieu les bénit tous. Une gymnastique mentale digne des meilleurs numéros de cirque.
Et pourtant, il suffit de regarder autour de soi : rester, travailler, bâtir dans son propre pays, c’est aussi bénéficier de cette bénédiction divine. Pas besoin de traverser l’Atlantique pour la trouver. Mais c’est visiblement plus glamour de poster des photos sur Instagram depuis Miami ou New York.
Alors, la prochaine fois qu’on vous répète : “God bless America”, demandez‑lui avec un sourire : si Dieu bénit toute l’Amérique, pourquoi courir tous aux États-Unis ? Et observez ce petit silence gêné… avant le rire nerveux.
Alan Broski

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