Depuis 2006, le processus politique en Haïti est largement vidé de sa substance souveraine. Derrière le décor institutionnel et les discours sur la démocratie, ce sont les puissances étrangères, en particulier Washington, qui tirent les ficelles. Présidents, sénateurs, députés, directeurs généraux : rien n’échappe à l’œil et à la main de l’ambassade des États-Unis. L'électorat haïtien sert de paravent à une mécanique bien huilée de contrôle politique.
Tout commence par la manipulation des élections. En 2010, les États-Unis, via l’OEA, ont imposé Michel Martelly au second tour en écartant Jude Célestin, malgré les résultats préliminaires. Ce précédent a ouvert la voie à une série de scrutins truqués, invalidés ou largement influencés par les “partenaires internationaux”. Depuis, aucun processus électoral majeur ne s’est tenu sans le financement, la supervision ou l’approbation de Washington.
Mais le contrôle ne s’arrête pas à la présidence. Le Parlement haïtien est devenu une caisse de résonance, rempli de personnalités politiques cooptées ou tolérées par les intérêts étrangers. Les législatives de 2015 ont été une farce où la fraude, l'argent sale et l'intervention diplomatique ont façonné la majorité parlementaire. Washington et ses relais diplomatiques sélectionnent qui peut entrer dans le jeu politique et qui doit rester à l'écart.
Quant à l’administration publique, elle est elle aussi soumise à cette logique de tutelle. Les postes de direction dans les grandes institutions de l’État — douanes, DGI, ministères — sont souvent occupés par des personnes validées par les ambassades ou formées dans des programmes étrangers, notamment ceux de l’USAID. Ces hauts fonctionnaires servent plus les intérêts géostratégiques occidentaux que le développement national.
Dans ce contexte, le peuple haïtien est dépossédé de sa souveraineté. Il ne choisit pas ses dirigeants, il les subit. Les élites politiques traditionnelles, pour rester en place ou accéder au pouvoir, se plient aux injonctions étrangères, abandonnant tout projet national au profit d'une logique de survie politique et économique. La démocratie haïtienne devient alors une vitrine vide, entretenue pour justifier une domination néocoloniale.
Il est temps de nommer les choses : depuis 2006, Haïti n'est plus dirigée depuis Port-au-Prince, mais depuis Washington. Cette réalité brutale doit être affrontée avec lucidité si nous voulons reconstruire un État souverain, fondé sur la volonté du peuple et non sur les intérêts géopolitiques d’une puissance étrangère.
Davensky Petrov

les américains sont des malfrats
RépondreSupprimerWashington se vakabon
RépondreSupprimerSe yok mete Préval en 2006, se yok mete Martelly en 2010 et en 2016 se yo nonmen jobenel
RépondreSupprimerSe sa ki ayiti a wi. Washington kraze ayiti
RépondreSupprimerABA Washington 👎
RépondreSupprimernou mele blan kraze peyi a nèt.
RépondreSupprimergwo koze wi
RépondreSupprimertout nèg ayiti se tchoul
RépondreSupprimerChyen sal yo
RépondreSupprimerBann vòlè yo
RépondreSupprimerNotre ennemi éternel. Tout tan fo Pèp Israël la egziste n ap pèsekite ak USA.
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