DJI, une simple tiktokeuse haïtienne, a respecté à la lettre les conditions du programme « Parole » ou programme Biden. Elle a passé deux ans aux États-Unis, comme exigé, puis elle est rentrée vivre en Haïti auprès de son mari. Un choix responsable, légal, cohérent. Mais au lieu d’être félicitée pour son intégrité, elle se retrouve clouée au pilori par des Haïtiens plus prompts à juger qu’à comprendre.
Car il faut le dire franchement : il n’y a pas plus sans honte que les Haïtiens qui ont flirté avec la pauvreté pendant une bonne partie de leur vie. Ceux-là même qui courent derrière les visas, qui vivent dans l’angoisse des expulsions, qui ne savent même pas ce que deviendra leur statut quand le TPS prendra fin en février 2026, se permettent de ridiculiser une femme qui a simplement respecté les règles. L’incohérence est totale, mais cela ne les dérange pas.
Pendant que l’administration Trump intensifie la pression sur les immigrants en situation irrégulière, ces mêmes critiques refusent de voir la réalité. Ils préfèrent accuser DJI plutôt que d’admettre que, dans les circonstances actuelles, rentrer au pays n’était pas seulement logique — c’était prudent. Mais reconnaître cela demanderait un minimum d’honnêteté intellectuelle, et ce n’est pas ce qui caractérise le mieux une partie de notre population.
Cette façon de fonctionner révèle un problème profond : beaucoup d’Haïtiens ont développé une mentalité où la honte n’existe plus. Ils ne s’indignent pas devant les injustices, les violences, la misère ou l’effondrement institutionnel. Non. Ils gardent toute leur énergie pour s’attaquer à ceux qui prennent des décisions responsables. Cette manière de renverser les valeurs est devenue une banalité dans notre société.
L’affaire DJI expose précisément cette misère morale. Plutôt que de discuter du vrai problème — le durcissement des politiques migratoires américaines et la fin annoncée du TPS — certains préfèrent s’en prendre à une femme qui n’a rien fait de mal. Ils critiquent son retour, mais demain, quand Trump commencera les départs forcés, ils seront les premiers à pleurer humiliation et injustice. Voilà la honte : la contradiction permanente.
Au fond, cette polémique n’a rien d’anodin. Elle montre comment une partie de la société haïtienne s’accroche à des réflexes de dénigrement, de jalousie et de mépris gratuit, tout en refusant de regarder les faits en face. Un comportement qui en dit long sur notre manière collective de fuir la réalité.
Alexandra Cooper
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