Il faut être impitoyable envers ceux qui, depuis la diaspora, consacrent leur énergie à piétiner les intellectuels qui ont façonné la pensée haïtienne et les héros qui ont arraché notre indépendance. Leur mépris n’est pas une simple insulte : c’est un déni volontaire de l’histoire qui leur a pourtant donné un nom, une terre et une identité. Une nation ne peut avancer quand certains de ses enfants choisissent de s’acharner sur ses fondations au lieu de les consolider.
Cette entreprise de dévalorisation n’a rien d’innocent. Elle suit une logique claire : réécrire notre histoire à travers le prisme des puissances étrangères, discréditer ceux qui ont pensé l’État haïtien, tourner en ridicule nos figures de résistance et faire passer notre passé pour une suite d’échecs. L’objectif est simple : affaiblir nos repères, éroder notre fierté et transformer les Haïtiens en spectateurs honteux de leur propre héritage.
Oui, beaucoup de membres de la diaspora servent honnêtement leur pays. Mais à côté de ceux qui envoient des armes de guerre en Haïti pour alimenter le chaos, il existe aussi une petite clique de diplômés haïtiens opportunistes — anciens révolutionnaires de ventre creux à l’université, qui hurlaient contre l'impérialisme pour séduire les ambassades — et qui, une fois à l’étranger, brandissent un faux récit de persécution politique. Installés dans un confort qu’ils n’auraient jamais atteint ici, ils crachent sur Dessalines, méprisent nos penseurs et singent la “science” occidentale pour paraître éclairés. Le problème n’est pas la critique, mais cette servilité qui piétine notre héritage pour mendier une validation étrangère.
Face à cette dérive, ceux qui vivent en Haïti ou qui respectent sincèrement notre héritage n’ont plus le droit au silence. Il faut répondre avec fermeté, sans diplomatie inutile, avec la rigueur de l’histoire et la dignité de notre identité. Nous ne pouvons laisser des individus ayant menti pour un visa salir notre passé. Nous ne pouvons tolérer que des analyses superficielles, nourries par l’ignorance ou la haine de soi, écrasent la vérité historique. Nous ne pouvons accepter que des discours importés viennent nous redéfinir comme si nous étions incapables de penser par nous-mêmes.
Ce combat dépasse la mémoire : il est profondément politique. Qui détruit la mémoire nationale s’emploie à désarmer le peuple, à l’empêcher de se projeter, de s’unir et de défendre ses droits. Une diaspora coupée de ses racines, qui renie ou ignore son passé, devient une arme de propagande contre sa propre nation — souvent sans même s’en rendre compte. D’où l’urgence de tracer des lignes claires, de remettre les imposteurs à leur place et de refuser tout compromis avec ceux qui crachent sur leur origine.
Défendre nos intellectuels, nos penseurs, nos héros, ce n’est pas du chauvinisme : c’est un devoir national. Haïti n’avancera jamais si elle laisse détruire ceux qui ont façonné son âme collective. Notre pays exige lucidité, vérité et fierté. À chacun d’entre nous, ici ou ailleurs, revient désormais un choix : continuer à affaiblir la nation ou participer à la reconstruction de sa dignité. Pour tout Haïtien digne de ce nom, la réponse doit être sans équivoque.
Alexis Guivarch
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