Le parcours universitaire en Haïti demeure l’un des plus longs et des plus chaotiques de la région, selon de nombreux observateurs. Alors qu’une licence devrait officiellement durer quatre ans, les étudiants haïtiens y consacrent souvent jusqu’à huit ans. En sciences sociales ou en commerce, par exemple, après avoir terminé leur cycle d’études, ils passent parfois quatre années supplémentaires à rédiger leur mémoire, en grande partie parce qu’il est extrêmement difficile de trouver un directeur de mémoire dans les universités du pays.
Un autre obstacle majeur réside dans l’indisponibilité des professeurs. Certains cours mettent un ou deux ans avant d’être programmés, faute d’enseignant disponible. Dans plusieurs disciplines, un seul professeur est considéré comme l’expert, ce qui crée des retards considérables lorsque celui-ci est absent ou indisponible. Cette situation rallonge irrémédiablement la formation des étudiants.
La gestion académique pose également de sérieux problèmes. Des enseignants tardent à transmettre leurs notes finales, et dans certains cas, celles-ci se perdent entre leurs mains. Les étudiants se retrouvent alors contraints de reprendre des cours déjà validés, entraînant un nouveau gaspillage de temps et d’efforts.
Conséquence directe de ce dysfonctionnement généralisé : l’âge moyen pour décrocher une licence en Haïti avoisine les 28 ans. Pour poursuivre des études de master, une grande partie des étudiants choisit de voyager vers l’Occident. Ils y consacrent un ou deux ans pour un premier master, puis, dans l’espoir de régulariser leur statut, enchaînent parfois plusieurs programmes. À 35 ans, beaucoup se trouvent encore au niveau master. Certains finissent par obtenir un doctorat autour de 40 ans, avant de se retrouver employés dans des supermarchés faute d’intégration professionnelle.
Pendant ce temps, dans les pays occidentaux, le rythme est tout autre : la licence s’obtient généralement entre 20 et 21 ans, le master à 23 ans et le doctorat à 26 ans. Les diplômés intègrent ensuite les grandes institutions et le marché du travail bien avant leurs homologues haïtiens, soulignant le fossé qui se creuse entre les deux systèmes.
Jackson Junior Joseph
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