L’illusion d’un monde post-impérial s’effondre. Les événements récents autour du Venezuela rappellent une vérité que beaucoup voulaient oublier : quand ses intérêts sont menacés, les États-Unis n’hésitent pas à ressortir l’arsenal impérial dans sa forme la plus nue, la plus violente, la plus assumée. Arrestations extraterritoriales, saisies de navires, intimidation directe d’États souverains : le langage de Washington n’est plus celui de la diplomatie, mais celui de la force.
L’enlèvement ou la capture d’un président en exercice, quelle que soit l’opinion que l’on ait de Nicolás Maduro, marque une rupture grave. Ce n’est pas un simple épisode de tension internationale : c’est un message. Il dit au monde que la souveraineté n’existe que tant qu’elle ne contrarie pas l’ordre impérial américain. Le droit international devient alors un décor, utile quand il sert, jetable quand il gêne.
La saisie de navires transportant du pétrole vénézuélien — russes, africains ou autres — s’inscrit dans la même logique. Sous couvert de sanctions unilatérales, Washington s’arroge le droit de contrôler les mers, de décider qui peut commercer et avec qui. Ce qui est appelé « application de sanctions » par les uns ressemble furieusement à de la piraterie moderne pour les autres. L’empire ne bloque plus seulement les banques : il intercepte physiquement les flux de richesse.
Le slogan implicite est clair : l’Amérique aux Américains. Non pas comme principe culturel, mais comme doctrine géopolitique. Les Caraïbes, l’Amérique latine, et leurs ressources restent perçues comme une zone d’influence naturelle, presque une propriété historique. Quand un État tente d’en sortir — en vendant son pétrole autrement, en choisissant d’autres partenaires — la punition tombe.
Ce retour de l’empire n’est pas élégant, ni sophistiqué. Il est brutal, assumé, presque archaïque. Il ne cherche plus à convaincre par les valeurs, mais à contraindre par la force. Ce durcissement trahit aussi une faiblesse : un empire sûr de lui n’a pas besoin de frapper aussi ouvertement. La violence devient le substitut d’une hégémonie qui s’effrite.
Le monde entre ainsi dans une phase dangereuse. En normalisant l’arbitraire, les États-Unis ouvrent la voie à un désordre global où chacun fera demain ce que Washington se permet aujourd’hui. L’empire américain est peut-être de retour, mais il revient sans masque — et c’est précisément cela qui inquiète.
Alan Broski
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