Fondateur du média

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Jameson LEOPOLD est Travailleur social et Gestionnaire. Il a fait des études de maîtrise en Sciences du développement à la Faculté d’Ethnologie et en Conseil et expertise en action publique à l’Université Toulouse 1 Capitole. Il est reconnu comme consultant en migrations et réintégration (déportation, retour volontaire et fuite des cerveaux), en renforcement institutionnel (création d’organisations, élaboration et gestion de projets) et en évaluation de projets. Fort de trois années d’études en linguistique, il a fondé Plume Souveraine et occupe actuellement le poste de directeur de la communication au sein du parti Konbit Pou Demokrasi.

mercredi 21 janvier 2026

Pourquoi le CPT et ses resquilleurs veulent chasser le Premier Ministre à la veille du 7 février

À quelques jours de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), une agitation suspecte gagne le sommet de l’État. Certains membres du CPT, appuyés par des acteurs politiques en quête de repositionnement, réclament le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Une initiative aussi précipitée qu’injustifiée, qui révèle surtout les contradictions et les limites d’une transition déjà largement contestée.

Il faut le dire sans détour : cette tentative d’éviction n’a rien d’institutionnel. Elle est profondément politique, opportuniste et dangereuse pour la stabilité du pays. Et contrairement à ce que certains laissent entendre, le maintien du Premier ministre après la fin du mandat d’une présidence ou d’un organe exécutif n’est pas propre aux périodes de transition. Il s’agit d’un principe fondamental de continuité de l’État, reconnu dans les systèmes politiques modernes. Le chef du gouvernement reste en fonction pour assurer la gestion des affaires courantes jusqu’à l’installation d’une nouvelle autorité exécutive. Remettre ce principe en cause aujourd’hui revient à créer artificiellement un vide de pouvoir, dans un pays qui n’a ni la stabilité ni les institutions solides pour se permettre une telle improvisation.

Cette démarche ne repose donc sur aucun fondement juridique sérieux. Elle s’inscrit plutôt dans une logique de calculs politiques de dernière minute. À l’approche du 7 février, certains acteurs savent que leur marge d’influence touche à sa fin. En s’attaquant au Premier ministre, ils tentent de conserver un levier de pouvoir, d’imposer une dernière décision ou de peser sur la suite du processus politique.

Le Premier ministre devient ainsi une cible non pas pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’il représente : la continuité de l’État, un point d’équilibre institutionnel, un obstacle à certaines manœuvres. Ce n’est ni une question de gouvernance ni une question de légalité, mais une bataille de positionnement.

Cette agitation survient également dans un contexte où le bilan du CPT est largement critiqué. L’insécurité persiste, la crise humanitaire s’aggrave, les attentes de la population restent insatisfaites et la transition n’a pas tenu ses promesses. Face à ce constat, il est plus commode de déplacer le débat vers la personne du Premier ministre que d’assumer collectivement l’échec d’un processus mal conduit.

Plus grave encore, une confusion volontaire est entretenue autour du droit. On tente de faire croire que la fin du mandat du CPT entraînerait automatiquement la chute du gouvernement. C’est faux. Le droit public est clair : l’État ne s’arrête pas avec le départ d’une instance politique. Le Premier ministre reste en fonction pour garantir la continuité administrative jusqu’à la mise en place d’un nouvel exécutif. Toute autre interprétation relève de la manipulation.

Ce qui se joue aujourd’hui dépasse largement le cas d’Alix Didier Fils-Aimé. C’est une illustration supplémentaire de l’incapacité chronique de certains acteurs politiques à penser l’État au-delà de leurs intérêts immédiats. Une fois de plus, la transition est instrumentalisée, non pour sortir le pays de la crise, mais pour préserver des positions.

À la veille du 7 février, la responsabilité aurait dû commander la retenue, la clarté et le respect des principes républicains. Vouloir écarter le Premier ministre dans ces conditions n’est ni une solution ni une réforme. C’est une fuite en avant, qui risque d’aggraver la confusion institutionnelle et d’éloigner encore davantage le pays d’une sortie de crise crédible.

Jackson Junior Joseph 

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