Fondateur du média

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Jameson LEOPOLD est Travailleur social et Gestionnaire. Il a fait des études de maîtrise en Sciences du développement à la Faculté d’Ethnologie et en Conseil et expertise en action publique à l’Université Toulouse 1 Capitole. Il est reconnu comme consultant en migrations et réintégration (déportation, retour volontaire et fuite des cerveaux), en renforcement institutionnel (création d’organisations, élaboration et gestion de projets) et en évaluation de projets. Fort de trois années d’études en linguistique, il a fondé Plume Souveraine et occupe actuellement le poste de directeur de la communication au sein du parti Konbit Pou Demokrasi.

samedi 3 janvier 2026

Aujourd’hui, le peuple vénézuélien fête, comme les Libyens l’avaient fait à la mort de Kadhafi

Aujourd’hui, le peuple vénézuélien fête, comme les Libyens avaient fêté la mort de Kadhafi. Pour beaucoup, cet événement symbolise la fin d’un régime perçu comme oppressif et la promesse d’un avenir plus libre et plus prospère. La liesse populaire traduit le soulagement de ceux qui ont vécu dans la répression, l’exil ou la pauvreté sous le gouvernement en place.

Cette célébration, cependant, n’est pas homogène. Tout comme en Libye, tous les Vénézuéliens ne partagent pas le même sentiment. Une partie de la population reste fidèle à l’ancien dirigeant, dénonçant ce qu’elle considère comme une ingérence extérieure ou une exécution politique. Ces divisions montrent que la chute d’un dirigeant ne rassemble jamais entièrement une nation, mais révèle souvent des fractures profondes.

L’expérience libyenne de 2011 illustre bien les limites de la célébration. Après la mort de Kadhafi, la diaspora et une partie de la population libyenne avaient exprimé leur joie, mais l’effondrement du régime a rapidement plongé le pays dans le chaos. L’absence de structures étatiques solides a permis l’émergence de milices armées, de conflits internes et de rivalités tribales qui persistent encore aujourd’hui.

La comparaison avec le Venezuela est frappante. Si la joie des rues vénézuéliennes est compréhensible, elle doit être tempérée par la réalité politique. La capture ou la chute d’un dirigeant ne garantit pas automatiquement la reconstruction d’un État stable, ni la résolution des crises économiques et sociales accumulées pendant des années.

La diaspora joue également un rôle crucial dans ces moments. Elle célèbre la fin du régime qu’elle a longtemps dénoncé, mais elle est souvent éloignée des conséquences concrètes du vide de pouvoir. Dans les deux cas, Libye et Venezuela, la diaspora agit comme un miroir de l’espoir et du soulagement, sans toujours mesurer les défis à venir pour le pays resté sur place.

L’histoire récente enseigne donc une leçon importante : célébrer la chute d’un dirigeant est humain et légitime, mais la fête ne doit pas faire oublier l’urgence de préparer un projet national solide. La Libye l’a appris à ses dépens, et le Venezuela pourrait suivre la même trajectoire si les Vénézuéliens ne parviennent pas à construire un État inclusif et résilient après la période de réjouissance.

Alan Broski 

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