Donald Trump se présente une fois de plus comme le visage brut d’un impérialisme décomplexé. En annonçant l’arrestation de Nicolás Maduro et en liant ouvertement cette opération à la gestion du pétrole vénézuélien, il assume une posture qui rappelle moins le droit international que les expéditions de corsaires d’un autre âge. La force prime sur la règle, l’intérêt sur la souveraineté.
L’image est saisissante : un président américain qui parle de « diriger » un autre pays comme on administrerait un butin. Le Venezuela, État souverain, est ainsi réduit à un territoire à contrôler, à exploiter, à rentabiliser. Dans ce discours, le peuple vénézuélien disparaît, remplacé par des barils de pétrole et des contrats pour multinationales.
Cette logique n’est pas nouvelle dans l’histoire des Caraïbes et de l’Amérique latine. Hier, les flottes européennes pillaient l’or et les ressources sous couvert de civilisation. Aujourd’hui, on invoque la démocratie, la lutte contre le narcotrafic ou la sécurité pour justifier des interventions dont l’arrière-plan économique ne trompe personne.
En se comportant ainsi, Donald Trump renforce l’idée que le droit international est à géométrie variable. Les règles s’appliquent aux faibles, jamais aux puissants. Lorsqu’un État du Sud viole la souveraineté d’un autre, il est sanctionné. Quand Washington le fait, cela devient une « opération exceptionnelle ».
Les conséquences dépassent largement le cas du Venezuela. Ce précédent inquiète toute la région caribéenne et latino-américaine, historiquement marquée par les interventions étrangères. Il alimente la méfiance, radicalise les positions et affaiblit les mécanismes multilatéraux censés réguler les conflits.
Donald Trump apparaît ainsi comme le symbole d’un monde qui régresse : un monde où la loi du plus fort reprend ses droits, où le pétrole vaut plus que la dignité des peuples. Dans cette mer agitée qu’est la géopolitique caribéenne, il ne navigue pas en chef d’État responsable, mais en pirate moderne, sûr de son pavillon et de ses canons.
Jackson Junior Joseph
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