Fondateur du média

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Jameson LEOPOLD est Travailleur social et Gestionnaire. Il a fait des études de maîtrise en Sciences du développement à la Faculté d’Ethnologie et en Conseil et expertise en action publique à l’Université Toulouse 1 Capitole. Il est reconnu comme consultant en migrations et réintégration (déportation, retour volontaire et fuite des cerveaux), en renforcement institutionnel (création d’organisations, élaboration et gestion de projets) et en évaluation de projets. Fort de trois années d’études en linguistique, il a fondé Plume Souveraine et occupe actuellement le poste de directeur de la communication au sein du parti Konbit Pou Demokrasi.

jeudi 12 février 2026

Après avoir détruit le pays, Didier Fils-Aimé trouvera l’exil aux États-Unis, comme Ariel Henry

Nous sommes le 12 février 2026, et le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé dirige seul après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition le 7 février. Cette situation, si elle peut rappeler celle observée sous la présidence d’Ariel Henry, n’en reste pas moins décisive pour l’avenir du pays.

La concentration du pouvoir exécutif n’est pas nouvelle, mais les enjeux politiques, sociaux et sécuritaires actuels redéfinissent profondément la manière dont ce pouvoir doit être exercé. Chaque décision prise aujourd’hui aura un impact direct sur la stabilité et la légitimité future de l’État haïtien.

Même si Alix Didier Fils-Aimé bénéficie d’une protection américaine et a facilité de nombreux contrats aux intérêts américains — en particulier le contrat des mercenaires d’Erik Prince pour combattre les gangs en Haïti —, il ne peut se limiter à cette alliance extérieure. La sécurité nationale et la gouvernance dépendent aussi de son rapport avec les acteurs internes.

Diriger seul ne signifie pas gouverner isolé. L’expérience récente a montré que l’autorité concentrée sans ouverture structurée se fragilise rapidement face à la contestation et à la méfiance populaire. Le pouvoir seul ne suffit pas ; il doit être transformé en légitimité durable.

Pour cela, le Premier ministre doit engager un dialogue avec l’ensemble des secteurs organisés de la vie nationale : organisations sociales, syndicats, patronat, universités, Églises, jeunesse, femmes et diaspora. Une gouvernance qui écoute et associe élargit sa base et renforce sa crédibilité auprès de la population.

Les partis politiques exclus du CPT, soit environ 30 % de l’échiquier national, représentent également une part significative de la légitimité politique. Les intégrer au processus décisionnel ne relève pas d’un geste de concession, mais d’une stratégie de stabilisation et de réduction des tensions politiques.

Ignorer ces forces reviendrait à répéter les erreurs du passé et à nourrir des tensions inutiles. Leur inclusion, structurée et transparente, doit servir à co-construire des politiques nationales et à consolider l’autorité de l’État.

Diriger seul impose aussi de clarifier le cap politique. Le pays doit savoir si le pouvoir en place se limite à gérer l’urgence immédiate ou s’il ambitionne de poser les bases d’une véritable sortie de crise. La sécurité, la réforme de la justice, le renforcement des institutions publiques et l’organisation d’élections crédibles doivent s’inscrire dans une feuille de route claire.

Sans une telle structure, la concentration du pouvoir risque de se transformer en gestion prolongée de l’instabilité. Il est indispensable d’établir des mécanismes de reddition de comptes vérifiables et des échéances précises pour chaque réforme. La confiance de la population dépend de cette clarté et de cette transparence.

Enfin, disposer de l’autorité exécutive seul ne dispense pas d’exercer le pouvoir avec sagesse. L’autorité se construit dans l’ouverture, la consultation et la responsabilité, et non dans l’isolement. Gouverner de manière éclairée, c’est transformer une concentration provisoire du pouvoir en un instrument de consensus national, capable de stabiliser le pays et de restaurer la confiance des citoyens. Tout dépendra de la manière dont ce pouvoir sera utilisé, soit pour répéter les erreurs passées, soit pour construire une transition inclusive et durable.

Eric CADET 

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