vendredi 9 janvier 2026

Haïtien d’origine, ennemi des immigrés

Il est profondément choquant qu’un député américain d’origine haïtienne, Berny Jacques, fils d’immigrants, porte aujourd’hui un projet de loi dont l’objectif assumé est de rendre la vie invivable aux immigrés en situation irrégulière. Cette démarche n’est pas seulement politique, elle est moralement indéfendable et historiquement amnésique.

La communauté haïtienne aux États-Unis s’est largement construite sur des parcours migratoires marqués par l’irrégularité. Une grande partie de la première génération n’est pas arrivée par les canaux légaux, mais par la nécessité. Ces femmes et ces hommes ont fui la dictature, la violence d’État, la faim et l’effondrement des institutions, souvent sans papiers, sans garanties, mais avec le courage de survivre.

Dans les années 1970 et 1980, des milliers d’Haïtiens ont traversé la mer dans des embarcations de fortune pour atteindre les côtes américaines. Ces boat people, méprisés à l’époque et criminalisés par les autorités, sont aujourd’hui les parents, les grands-parents et parfois les mentors de ceux qui occupent désormais des fonctions politiques. Oublier cela n’est pas une erreur : c’est un choix.

Le projet de loi défendu par ce député ne vise pas à organiser l’immigration, mais à humilier. Interdire l’accès aux services bancaires, au logement, aux transferts d’argent ou aux protections du travail, c’est pousser délibérément des êtres humains dans la clandestinité permanente, l’exploitation et la peur. Ce n’est pas une politique publique, c’est une sanction sociale.

Plus grave encore, la présomption automatique de responsabilité en cas d’accident de la route introduit une justice à deux vitesses. Elle consacre l’idée qu’un être humain vaut moins qu’un autre en raison de son statut administratif. Lorsqu’un fils d’immigrants cautionne une telle dérive, il contribue à légitimer une discrimination institutionnelle qu’il aurait dû combattre.

Il y a dans cette posture une forme évidente de trahison sociale. Gravir l’échelle grâce aux sacrifices de générations d’immigrants pour ensuite la retirer à ceux qui tentent de suivre le même chemin relève d’un opportunisme politique cynique. C’est l’expression d’un désir d’acceptation par les élites dominantes, au prix du reniement de ses propres racines.

L’argument de la fermeté ne tient pas. L’histoire américaine démontre que la répression migratoire n’a jamais supprimé l’immigration, mais seulement accru la précarité, le travail illégal et les abus. Les économies locales, notamment en Floride, reposent largement sur cette main-d’œuvre que l’on stigmatise publiquement tout en l’exploitant silencieusement.

En définitive, ce projet de loi ne dit rien de sérieux sur l’immigration, mais beaucoup sur son auteur. Il révèle une rupture avec la mémoire, la solidarité et la dignité des communautés immigrées, en particulier haïtiennes. Lorsqu’un fils d’immigrants se transforme en procureur des immigrés, ce n’est pas la loi qui triomphe, c’est l’oubli.

Anton Paul

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jeudi 8 janvier 2026

L’empire américain, version brute, est de retour

 

L’illusion d’un monde post-impérial s’effondre. Les événements récents autour du Venezuela rappellent une vérité que beaucoup voulaient oublier : quand ses intérêts sont menacés, les États-Unis n’hésitent pas à ressortir l’arsenal impérial dans sa forme la plus nue, la plus violente, la plus assumée. Arrestations extraterritoriales, saisies de navires, intimidation directe d’États souverains : le langage de Washington n’est plus celui de la diplomatie, mais celui de la force.

L’enlèvement ou la capture d’un président en exercice, quelle que soit l’opinion que l’on ait de Nicolás Maduro, marque une rupture grave. Ce n’est pas un simple épisode de tension internationale : c’est un message. Il dit au monde que la souveraineté n’existe que tant qu’elle ne contrarie pas l’ordre impérial américain. Le droit international devient alors un décor, utile quand il sert, jetable quand il gêne.

La saisie de navires transportant du pétrole vénézuélien — russes, africains ou autres — s’inscrit dans la même logique. Sous couvert de sanctions unilatérales, Washington s’arroge le droit de contrôler les mers, de décider qui peut commercer et avec qui. Ce qui est appelé « application de sanctions » par les uns ressemble furieusement à de la piraterie moderne pour les autres. L’empire ne bloque plus seulement les banques : il intercepte physiquement les flux de richesse.

Le slogan implicite est clair : l’Amérique aux Américains. Non pas comme principe culturel, mais comme doctrine géopolitique. Les Caraïbes, l’Amérique latine, et leurs ressources restent perçues comme une zone d’influence naturelle, presque une propriété historique. Quand un État tente d’en sortir — en vendant son pétrole autrement, en choisissant d’autres partenaires — la punition tombe.

Ce retour de l’empire n’est pas élégant, ni sophistiqué. Il est brutal, assumé, presque archaïque. Il ne cherche plus à convaincre par les valeurs, mais à contraindre par la force. Ce durcissement trahit aussi une faiblesse : un empire sûr de lui n’a pas besoin de frapper aussi ouvertement. La violence devient le substitut d’une hégémonie qui s’effrite.

Le monde entre ainsi dans une phase dangereuse. En normalisant l’arbitraire, les États-Unis ouvrent la voie à un désordre global où chacun fera demain ce que Washington se permet aujourd’hui. L’empire américain est peut-être de retour, mais il revient sans masque — et c’est précisément cela qui inquiète.

Alan Broski 

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mercredi 7 janvier 2026

Une dame tuée par ICE à Minneapolis 🇺🇸

La mort d’une femme abattue par un agent de l’ICE à Minneapolis, alors qu’elle se trouvait dans son véhicule, a provoqué une onde de choc bien au-delà du Minnesota. Cet événement ne peut être réduit à un simple « incident » isolé : il s’inscrit dans un climat de militarisation croissante des politiques migratoires américaines et de banalisation de l’usage de la force létale contre des civils. La scène, filmée et largement diffusée, pose une question fondamentale : jusqu’où un État peut-il aller au nom du contrôle migratoire ?

La version officielle des autorités fédérales, qui évoquent une tentative de la conductrice de foncer sur les agents, a été immédiatement contestée. Des images et des témoignages suggèrent que le véhicule n’était pas en situation d’attaque directe au moment des tirs. Cette divergence entre récit institutionnel et éléments visuels alimente une défiance profonde envers les agences fédérales, déjà accusées de fonctionner dans une logique d’impunité, particulièrement lorsqu’il s’agit de populations perçues comme marginales ou étrangères.

Ce drame intervient dans un contexte de raids massifs de l’ICE à Minneapolis et dans d’autres villes américaines. Ces opérations, menées avec des moyens quasi militaires, transforment des quartiers entiers en zones de peur permanente. La frontière entre maintien de l’ordre et intimidation collective devient floue, et la protection des droits fondamentaux passe clairement au second plan. La mort de cette femme symbolise cette dérive sécuritaire où la vie humaine semble subordonnée à des objectifs politiques.

Les réactions des autorités locales sont révélatrices d’une fracture institutionnelle. Le maire de Minneapolis a qualifié l’acte de « dangereux » et a mis en doute la légitime défense invoquée par l’ICE. Cette prise de distance publique est rare et significative : elle montre que même au sein des États-Unis, l’action de la police de l’immigration est de plus en plus perçue comme excessive, voire incompatible avec les principes démocratiques que le pays prétend défendre.

Au-delà du cas individuel, cette affaire renforce l’idée que l’antiaméricanisme mondial ne naît pas d’une hostilité idéologique gratuite, mais d’actes concrets. Quand un État tire sur une femme dans sa voiture, en pleine rue, puis justifie l’acte sans attendre les conclusions d’une enquête indépendante, il sape lui-même son autorité morale. Les discours sur les droits humains perdent toute crédibilité face à ce type de pratiques.

Enfin, Minneapolis pourrait devenir un symbole, comme l’ont été Ferguson ou George Floyd. Un symbole d’un système où la force prime sur le droit, et où les agences fédérales opèrent souvent hors de tout contrôle réel. Tant que ces violences resteront sans sanctions claires et transparentes, elles continueront d’alimenter la colère, la méfiance et le rejet, à l’intérieur comme à l’extérieur des États-Unis. Cette affaire n’est donc pas seulement américaine : elle interpelle toute conscience attachée à la dignité humaine.

Timofei Egorovitch Pravdine 

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On ne naît pas antiaméricain, on le devient face aux principes piétinés

Les peuples ne deviennent pas antiaméricains par conviction idéologique ou par réflexe doctrinal. L’antiaméricanisme contemporain est avant tout une réaction à des pratiques répétées qui traduisent un mépris affiché pour le droit international, la souveraineté des États et la dignité humaine. Il s’enracine dans des faits concrets, visibles, vécus, et non dans une hostilité abstraite envers une nation ou un peuple.

Depuis des décennies, les États-Unis se sont installés dans une posture de puissance hors normes, s’autorisant des actes que nul autre État ne pourrait commettre sans sanctions. Enlèvements extraterritoriaux, interventions militaires unilatérales, assassinats ciblés et pressions politiques assumées se déroulent souvent au grand jour, sans dissimulation ni véritable reddition de comptes. Cette banalisation de l’illégalité nourrit une défiance profonde et durable.

Sous Donald Trump, cette logique a franchi un seuil supplémentaire. Là où la prédation était autrefois masquée par un discours diplomatique, elle est devenue ouvertement revendiquée. Trump n’a pas cherché à habiller la force de principes universels : il a parlé de pétrole, de ressources, de rapports de force, sans détour. Cette franchise brutale a mis à nu ce que beaucoup soupçonnaient déjà : une politique étrangère fondée sur la loi du plus fort.

Le Venezuela illustre parfaitement cette dérive. Sanctions économiques étouffantes, tentatives de renversement politique, reconnaissance d’autorités parallèles et déclarations explicites sur l’appropriation du pétrole vénézuélien ont constitué une ingérence assumée. Il ne s’agissait plus seulement de pression diplomatique, mais d’une volonté affichée de mettre un pays à genoux pour en contrôler les richesses stratégiques, au mépris des conséquences humaines pour la population.

Ce type de politique ne produit ni stabilité ni démocratie. Il engendre l’effondrement économique, la polarisation politique et l’aggravation des crises sociales, tout en renforçant le sentiment d’humiliation collective. Les peuples concernés ne rejettent pas l’Amérique en tant que civilisation, mais une pratique du pouvoir qui transforme la souveraineté des nations en variable d’ajustement.

Ainsi, l’antiaméricanisme n’est pas une idéologie importée, mais une réaction rationnelle à des actes perçus comme des agressions ouvertes. Tant que les États-Unis, sous Trump ou sous d’autres dirigeants, continueront à piller, sanctionner et intervenir au grand jour, ce rejet persistera. Il ne disparaîtra qu’avec un changement réel de pratiques, fondé sur le respect du droit, de la souveraineté et des peuples.

Timofei Egorovitch Pravdine 

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mardi 6 janvier 2026

Quand la diaspora haïtienne attaque les Haïtiens qui soutiennent Maduro

La chute de Nicolás Maduro a surtout servi de prétexte à une mise en scène indécente de certains influenceurs haïtiens de la diaspora. Plus que le Venezuela, plus que la démocratie, c’est leur besoin obsessionnel de plaire à l’Occident qui s’exprime. Ils célèbrent l’intervention américaine comme on agite un drapeau de loyauté, espérant être vus, validés, acceptés.

Il n’est pas anodin que cette jubilation vienne principalement de ceux qui ont quitté Haïti poussés par la faim, la misère et l’effondrement de l’État. Une fois installés aux États-Unis ou au Canada, certains transforment leur survie personnelle en idéologie. Ils ne défendent plus des principes, ils défendent leur nouvelle position sociale, même au prix de renier l’histoire d’Haïti.

Le discours de Lavoisier Junior Chérisier est révélateur de cette dérive. En traitant d’« tèt kk » ceux qui parlent de rapports de force mondiaux, il ne réfute rien : il insulte. Il nie toute complexité géopolitique, ridiculise la Chine et la Russie, et se contente d’un argument primaire : les États-Unis font ce qu’ils veulent. Voilà le niveau du débat.

John Colem Morvan, citoyen canadien, va plus loin dans la manipulation morale. Il demande ironiquement si les Haïtiens « aiment plus le Venezuela » que les Vénézuéliens qui fêtent dans la neige canadienne. Comme si l’émotion de quelques exilés suffisait à légitimer une intervention militaire. Comme si refuser de fêter des bombes étrangères faisait de vous un traître ou un idiot.

Quant à Jean-Claude Junior Vaval, vivant aux États-Unis, son mépris est à peine voilé. Les Haïtiens restés au pays seraient « anti-américains », naïfs, dépassés. Rire, émojis, moqueries : tout est bon pour éviter le fond. Critiquer Washington devient une pathologie. Penser devient une faute.

Ces influenceurs partagent une même arrogance : celle de croire que le passeport occidental confère une supériorité intellectuelle et morale. Depuis le confort nord-américain, ils se moquent de ceux qui, en Haïti, savent ce que signifie réellement une intervention étrangère. Ils rient de ce qui a détruit leur propre pays.

Le plus grave n’est pas leur soutien à l’intervention américaine, mais leur haine de toute pensée souverainiste. Ils n’attaquent pas Maduro, ils attaquent les Haïtiens qui refusent de se réjouir du malheur d’un autre peuple. Ils ne défendent pas la démocratie, ils défendent la loi du plus fort.

L’histoire est pourtant claire : Haïti n’a jamais gagné à applaudir les interventions étrangères. Ceux qui aujourd’hui acclament la chute de Maduro acclamaient hier la chute de Kadhafi. On connaît le résultat. Mais la mémoire est courte quand la reconnaissance occidentale est en jeu.

Au fond, ce spectacle est pathétique. Ceux qui ont fui la faim se transforment en propagandistes des politiques qui fabriquent la faim ailleurs. Ils croient avoir choisi le camp des vainqueurs, sans comprendre que les peuples faibles ne gagnent jamais dans les guerres des puissants.

Eric CADET 

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dimanche 4 janvier 2026

Donald Trump, le nouveau pirate des Caraïbes

Donald Trump se présente une fois de plus comme le visage brut d’un impérialisme décomplexé. En annonçant l’arrestation de Nicolás Maduro et en liant ouvertement cette opération à la gestion du pétrole vénézuélien, il assume une posture qui rappelle moins le droit international que les expéditions de corsaires d’un autre âge. La force prime sur la règle, l’intérêt sur la souveraineté.

L’image est saisissante : un président américain qui parle de « diriger » un autre pays comme on administrerait un butin. Le Venezuela, État souverain, est ainsi réduit à un territoire à contrôler, à exploiter, à rentabiliser. Dans ce discours, le peuple vénézuélien disparaît, remplacé par des barils de pétrole et des contrats pour multinationales.

Cette logique n’est pas nouvelle dans l’histoire des Caraïbes et de l’Amérique latine. Hier, les flottes européennes pillaient l’or et les ressources sous couvert de civilisation. Aujourd’hui, on invoque la démocratie, la lutte contre le narcotrafic ou la sécurité pour justifier des interventions dont l’arrière-plan économique ne trompe personne.

En se comportant ainsi, Donald Trump renforce l’idée que le droit international est à géométrie variable. Les règles s’appliquent aux faibles, jamais aux puissants. Lorsqu’un État du Sud viole la souveraineté d’un autre, il est sanctionné. Quand Washington le fait, cela devient une « opération exceptionnelle ».

Les conséquences dépassent largement le cas du Venezuela. Ce précédent inquiète toute la région caribéenne et latino-américaine, historiquement marquée par les interventions étrangères. Il alimente la méfiance, radicalise les positions et affaiblit les mécanismes multilatéraux censés réguler les conflits.

Donald Trump apparaît ainsi comme le symbole d’un monde qui régresse : un monde où la loi du plus fort reprend ses droits, où le pétrole vaut plus que la dignité des peuples. Dans cette mer agitée qu’est la géopolitique caribéenne, il ne navigue pas en chef d’État responsable, mais en pirate moderne, sûr de son pavillon et de ses canons.

Jackson Junior Joseph 

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samedi 3 janvier 2026

Aujourd’hui, le peuple vénézuélien fête, comme les Libyens l’avaient fait à la mort de Kadhafi

Aujourd’hui, le peuple vénézuélien fête, comme les Libyens avaient fêté la mort de Kadhafi. Pour beaucoup, cet événement symbolise la fin d’un régime perçu comme oppressif et la promesse d’un avenir plus libre et plus prospère. La liesse populaire traduit le soulagement de ceux qui ont vécu dans la répression, l’exil ou la pauvreté sous le gouvernement en place.

Cette célébration, cependant, n’est pas homogène. Tout comme en Libye, tous les Vénézuéliens ne partagent pas le même sentiment. Une partie de la population reste fidèle à l’ancien dirigeant, dénonçant ce qu’elle considère comme une ingérence extérieure ou une exécution politique. Ces divisions montrent que la chute d’un dirigeant ne rassemble jamais entièrement une nation, mais révèle souvent des fractures profondes.

L’expérience libyenne de 2011 illustre bien les limites de la célébration. Après la mort de Kadhafi, la diaspora et une partie de la population libyenne avaient exprimé leur joie, mais l’effondrement du régime a rapidement plongé le pays dans le chaos. L’absence de structures étatiques solides a permis l’émergence de milices armées, de conflits internes et de rivalités tribales qui persistent encore aujourd’hui.

La comparaison avec le Venezuela est frappante. Si la joie des rues vénézuéliennes est compréhensible, elle doit être tempérée par la réalité politique. La capture ou la chute d’un dirigeant ne garantit pas automatiquement la reconstruction d’un État stable, ni la résolution des crises économiques et sociales accumulées pendant des années.

La diaspora joue également un rôle crucial dans ces moments. Elle célèbre la fin du régime qu’elle a longtemps dénoncé, mais elle est souvent éloignée des conséquences concrètes du vide de pouvoir. Dans les deux cas, Libye et Venezuela, la diaspora agit comme un miroir de l’espoir et du soulagement, sans toujours mesurer les défis à venir pour le pays resté sur place.

L’histoire récente enseigne donc une leçon importante : célébrer la chute d’un dirigeant est humain et légitime, mais la fête ne doit pas faire oublier l’urgence de préparer un projet national solide. La Libye l’a appris à ses dépens, et le Venezuela pourrait suivre la même trajectoire si les Vénézuéliens ne parviennent pas à construire un État inclusif et résilient après la période de réjouissance.

Alan Broski 

Alix Didier Fils-Aimé projette d'augmenter le prix du carburant : le peuple va mourir de faim

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé envisagerait une nouvelle augmentation du prix du carburant en Haïti. Selon le journaliste de Radi...