Les représentants des partis politiques engagés dans la transition ont fini par révéler la véritable nature de leur rapport au pouvoir : non pas un engagement au service de la nation, mais une logique de prédation assumée. La transition, présentée comme une solution de sortie de crise, s’est rapidement transformée en un espace de partage de privilèges, où l’État est traité comme un butin à se répartir entre initiés.
Le Conseil présidentiel de transition (CPT), censé incarner une gouvernance responsable et provisoire, illustre parfaitement cette dérive. Incapables de répondre aux urgences sécuritaires, sociales et institutionnelles du pays, ses membres réclament pourtant, à l’approche de la fin de leur mandat, des indemnités de départ comprises entre 500 000 et 600 000 dollars américains chacun. Une exigence indécente dans un pays exsangue, où l’État peine à assurer ses fonctions régaliennes les plus élémentaires.
Cette revendication financière s’inscrit dans un dispositif plus large visant à garantir une retraite dorée aux dirigeants de la transition, malgré l’échec manifeste de leur mission. À travers des projets d’arrêtés élaborés discrètement, les membres du CPT cherchent à légaliser des avantages personnels qui contrastent violemment avec la misère ambiante et l’absence de résultats concrets sur le terrain.
Ce comportement traduit un esprit flibustier profondément enraciné dans la pratique politique haïtienne : accéder au pouvoir pour se servir, puis verrouiller l’avenir matériel avant de quitter la scène. Loin d’être une anomalie, cette attitude est devenue une norme, entretenue par des partis politiques qui considèrent l’État non comme un instrument de développement, mais comme une source de rente.
Plus préoccupant encore, les représentants des partis politiques impliqués dans la transition se montrent soit silencieux, soit complices. Au lieu de dénoncer ces dérives, ils participent aux négociations et cautionnent un système où les postes, les primes et les privilèges remplacent toute vision de réforme. La transition se vide ainsi de sa substance politique pour devenir un simple arrangement entre élites.
Pendant que ces acteurs se disputent des centaines de milliers de dollars, la population haïtienne continue de payer le prix fort : insécurité généralisée, pauvreté extrême, exil forcé et effondrement des services publics. Ce contraste brutal confirme une réalité amère : la seule fois où les partis politiques sont arrivés au pouvoir, ils ont pillé l’État, transformant l’espoir de changement en une nouvelle déception nationale.
Richard Albino
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